Aldon Juan

L'histoire d'un Sim basée sur le challenge de la séduction.

30.05.06

1. C'est dur d'être jeune

1a_arriver1

Jehanne n'était jamais allée en ville. Heureusement la voiture était dotée d'une boîte de de vitesses automatique et son expérience des jeux vidéo lui tint lieu de leçons de conduite. Elle lut : Connectisims et décida qu'elle était arrivée. S'il y avait un endroit où elle risquait de rencontrer des gens de son âge, c'était bien au cybercafé.

2adraguer

Elle ne pensait qu'à trouver l'âme soeur, qui accepterait d'échanger avec elle le premier baiser, mais se sentait un peu gourde. Et si on se rendait compte qu'elle manquait d'expérience ? Et si elle trouvait ça dégoûtant ? Et si les garçons ne voulaient pas d'elle ? Malgré sa sortie à son père, elle n'était pas rassurée.

3aentremetteuse

- La bonne aventure, mademoiselle ? Jehanne sursauta au son de la voix de l'entremetteuse
- Donnez-moi votre main, dit la vieille en la saisissant d'autorité. Oh, que je vois là une belle ligne de coeur. Longue, profonde, bien tracée... et... ha-ha ! Je vois beaucoup de coeurs accrochés à cette ligne là
- Ca veut dire quoi ? demanda Jehanne au comble de l'excitation.

4a_interroger

- Ah, ça, ma petite, si tu veux en savoir plus, il faut que j'interroge ma boule. Et ma boule, elle ne me parle que si je suis de bonne humeur. Et pour me mettre de bonne humeur, rien de tel qu'un paquet de simflouzes.

5a_payer

Jehanne lui tendit un billet de 200 $
- Le premier amour sera le bon, prédit la vieille. Choisis-le bien. Mais si tu as peur de te tromper, donne-moi beaucoup, beaucoup d'argent. Si tu me donnes assez d'argent, je peux même t'offrir le prince charmant sur un plateau

- Oh-oui, oh-oui ! S’enflamma Jehanne, tenez : 3 000 $ toutes les économies que j'ai amassées en effeuillant les arbres à sous. Ca sera assez ?
- J'ai vu mieux, mais j'ai vu pire. A l'impossible nul n'est tenu, mais je vais faire pour le mieux : Abracadabra, prince charmant apparaissez !
Le temps qu'elle se retourne pour voir la tête du prince charmant, la vieille avait pris ses jambes à son cou et sur la place déserte, Jehanne entendit une voix qui disait
- Heu, ben, c'est pas pour dire, mais j'ai vu mieux comme rendez-vous.
Jehanne n'avait même pas vu la couleur du prince charmant.

6a_portable

Ayant le sentiment d'avoir été arnaquée, elle Jehanne entra au cybercafé. Il lui restait tout de même de quoi acheter un téléphone portable et elle se l'offrit comme cadeau d'anniversaire. Avec son père qui passait sa vie à caqueter avec ses poules, valait mieux prendre ses précautions.

7a_repere

Elle avait repéré en entrant un jeune vendeur qui semblait à peu près de son âge. Pour l'aborder, elle acheta une revue et en profita pour l'étudier, mine de rien : blond, (bof-bof), propre sur lui... un peu trop propre, j'aime mieux qu'ils soient un peu crados, je supporte pas les maniaques. Oh et puis, ce tablier. Ce tablier, mais c'est l'horreur ! Faudrait le voir en maillot de bain. Oui, en maillot, il serait pas mal.

8a_achat

8a_transport

A sa grande surprise, le garçon s'adressa à elle sur un ton familier
- Mais... je te connais !
- Tu me connais ? Elle avait beau fouiller dans sa mémoire... Tu dois te tromper, c'est la première fois que je sors en ville.
- Si-si, je t'assure, je te connais. Attends un peu... ça y est, j'y suis, le car de ramassage scolaire.Tu es la fille d'Aldon Juan !

9a_discute

Ca y est, la honte ! Elle était cataloguée : la fille du dragueur du quartier.
- Mon père et moi, ça fait deux, ok ? Ne t'imagine surtout pas...

10a_disques

- Mais je m'imagine rien du tout. Qu'est ce que tu veux que je m'imagine ? Je t'avais remarquée dans le car, ça ne va pas plus loin. Arrête de te jouer des films. T'es pas mon genre, de toutes façons.
Excuse-moi... comment déjà ?
- Georges

- Ben, Georges, excuse-moi, je suis un peu à cran ce soir. Si tu veux, pour me faire pardonner, je t'invite au resto après ton service.

- Un rendez-vous ? Non, je ne crois pas. Tu fais un peu trop gamine pour moi, si tu veux savoir. Un conseil, bébé, rentre chez toi, tes parents vont s'inquiéter. Le jour va bientôt se lever, c'est pas une heure pour traîner dans les rues à ton âge.

11_parc

- Nan, je rentrerai pas chez moi, fulminait Jehanne en écrasant la pédale d'accélérateur. Pour qui il se prend ce mec ? Il a quoi ? 17 ou 18 ans, pas plus, j'en ai quand même quinze, ça fait pas tant de différence. Il m'énerve à me traiter de bébé. Je suis assez grande pour savoir ce que j'ai à faire. Mais, là, par contre, il a pas tort, faudrait pas que maman s'inquiète. Je vais lui passer un coup de fil.
Elle gara la voiture et saisit son téléphone

- Allo, maman, tu t'inquiète pas, je reste encore un peu en ville et je rentre
- Sois raisonnable, Jehanne, n'oublie pas, tu as de l'école aujourd'hui. Tu es où, là ?

- Je sais pas trop. C'est une espèce de parc. Je vais pas y moisir de toute manière, j'avale un petit café et je rentre. Ne m'attends pas pour le petit déj.

12_copine

- Hep, Jehanne !

- Qu'est ce... oh, c'était Magali, une des filles de sa classe, pas une amie, même pas une copine, de celles qu'on remarquait à peine. Mais elle était métamorphosée. Elle aussi avait dû fêter son anniversaire.

- Wouah, Jehanne, ça te réussit de grandir, dis-donc. Les mecs n'ont plus qu'à bien se tenir.

13_copine

- Tu te moques de moi ? s'inquiéta Jehanne. Parce que s'il y en a une qui va faire un malheur, je crois que c'est toi. Qu'est ce que je donnerais pour avoir ton genre. Moi, je fais gamine, on me l'a déjà dit, tandis que toi...

14_folle

Magali se rengorgea

- Ouais, et puis, y a ton nez aussi. Mais faut pas désespérer, on fait des miracles aujourd'hui avec la chirurgie esthétique. Heureusement d'ailleurs, tout le monde n'a pas la chance d'avoir un physique parfait.
- Sale petite peste ! se dit Jehanne. Ainsi, elle ne l'avait appelée que pour mieux se faire mousser.

14_toilettes

Ah-mais, ça ne se passerait pas comme ça. La nature ne l'aimait pas, elle le lui rendrait bien. Elle entra dans les toilettes publique, sortit une trousse de maquillage, se tartina copieusement de fond de teint, charbonna ses yeux, ébouriffa ses cheveux et eut du mal à se reconnaître.
- Par-fait ! dit-elle. Il ne reste plus qu'à changer de fringues.

16_sortir

Quand elle ressortit des toilettes, elle rit sous cape en pensant à la tête de la petite peste lorsqu'elle la verrait ainsi transformée.

17_vengeance

- Jehanne, mais... qu'est ce que tu as fait à tes cheveux ? Et ce maquillage ? T'es pas folle ? On dirait une vieille de 20 ans ! 

Mais Jehanne était suffisamment psychologue pour déceler la jalousie sous les sarcasmes 
- J'ai fait la paix avec mon nez. C'est fou ce que le maquillage peut arranger les petits défauts. Hé, tu devrais essayer, des fois que ça planquerait la bêtise.

18_suivre

Plantant la fille médusée, elle s'éloigna en roulant des hanches recueillant sur son passage les regards lubriques des hommes qui auraient pu être son père, -voire son grand père. Direction le Central pour retaper sa garde-robe.

19_remy

Au Central, elle croisa ce petit frimeur de Remy Lendro qui faillit ne pas la reconnaître. Il semblait comme envoûté et elle se faisait un plaisir de le voir se mettre en quatre pour essayer de l'épater.

20_aline

Elle scruta le magasin pour voir si parmi les clients, il y en avait qui seraient dignes d'intérêt. Elle surprit à maintes reprises des regards appuyés détaillant son anatomie qui se détournaient sournoisement quand elle cherchait à les croiser. A chaque fois, elle croyait revoir son père à l'affut de la chair fraîche. Les hommes commençaient à la dégoûter.

Une fille s'adressa à elle
- Je peux te poser une question ? Comment on fait pour embrasser ?

- Comment on f... mais j'en sais rien ! Pourquoi tu me demandes ça ?
- T'en sais rien ? Ah-bon, excuse. Je pensais, belle comme tu l'es, que tu devais pas manquer d'expérience, mais si tu sais pas, tant pis.

21_rentrer

Jehanne la dévisagea. Une belle petite frimousse, un air candide, Aline était encore ce qu'il y avait de mieux dans cette salle.
- Faut pas te fier aux apparences, je suis aussi novice que toi, lui confia-t-elle. Et c'est pas aujourd'hui que ça changera, hélas. Elle désigna une montre imaginaire : l'heure tourne, faut que j'y aille. Si je rate l'école je vais me faire tuer. Heureuse de t'avoir rencontrée, Aline.
Bonus fille de séducteur : 5 pts

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24.06.06

2. Le duel s'engage

ja1_claque

Lorsqu’elle arriva chez elle, Aldon l’attendait de pied ferme, ayant préparé sa sortie « C’est à cette heure-ci que tu rentres ! Où étais-tu partie traîner ? ». Mais lorsqu’il la vit peignée et maquillée de la sorte, il rugit

Tu vas me changer ça tout de suite ! Tu t’es regardée ? T’as l’air d’une… Vas te débarbouiller et plus vite que ça !
- Quoi ? Quoi ?! Qu’est-ce qui te gêne « papa » ? Je fais trop vieille, c’est ça ? Tu as peur d’avoir l’air de ce que tu es : un vieux-beau qui veut se la jouer jeune ? Nan, j’irai pas me débarbouiller ! Je me plais comme ça, et je plais aux hommes, si tu veux le savoir ! lança-t-elle d’un ton fanfaron
- Attention, prévint Aldon, tu pourrais bien t’en manger une !

ja1_colere

- Essaye ! Essaye seulement, pour voir ! répliqua Jehanne du tac au tac en se dirigeant d’un pas ferme vers la chambre d’Aldon, ce qui, il faut l’avouer, ne manquait pas d’audace
-Où vas-tu ? cria Aldon, au risque de réveiller toute la maison. Il était bientôt l’heure de se lever pour l’école, de toute façon
- Je vais, dans ta chambre, c’est bien là qu’est planquée l’armoire, non ? Au fait, quand tu y penseras, y a du vide à faire dans la mienne, j’ai plus l’âge de jouer à la maison de poupée, j’ai d’autres ambitions, pas comme toi qui devras te contenter de ton score de séducteur minable.

ja1_etrangler

Aldon s’apprêtait à répliquer quand il fut pris d’une violente quinte de toux. La rage, la colère l’étouffaient. Ah, elle le prenait pour un minable, ah, elle lui avait déclaré la guerre en lui lançant ce défi ridicule. Mais il allait lui montrer qu’il était encore le maître chez lui. Ce n’était pas une gamine montée en graine, qui allait imposer sa loi. Et d’abord, confiscation des clés de la voiture, hop-là Il les fit disparaître dans la poche de sa veste qu’il tapota, fier de lui.

ja1_scolaire

Aldon, heureux du mauvais tour qu’il lui réservait, Jehanne, heureuse de lui avoir cloué le bec et de ses nouveaux habits, la vie reprit ses droits rythmée par l’arrivée et le départ du bus scolaire et des voitures de fonction. Jehanne partit au collège d’un cœur léger. Elle allait pouvoir tester sa séduction toute neuve sur tous ses camarades de classe.

ja2_aldon

Les enfants et Marilène partis, Aldon se promit de s’organiser pour la journée. Enfer et damnation ! En consultant son agenda, il s’aperçut qu’il avait fait le tour des NPC qu’il connaissait. Et question townies, si c’était pas le désert de Gobi, c’était pas les Champs Elysées non plus. Ca se battait en duel entre quatre pelées et trois tondues. En désespoir de cause, il tenta le coup avec Erwan.Erwan, il l’avait connue dans de malheureuses circonstances, un jour où Marilène avait mis le feu à la cuisine en ratant la recette de saumon de Charlotte Aufraiz , qui n’est pas toujours très claire dans ses explications. Enfin, c’est ce qu’en avait conclu Marilène.

ja2_erwan

Pour tout vous dire, il ne s’était pas consumé d’emblée pour les beaux yeux de ce pompier. Elle lui était même apparue comme plutôt rébarbative sous son uniforme coupe-feu et son casque à visière, mais il savait où la joindre et nécessité fait loi, comme on dit. Il l’invita donc à venir lui rendre visite après une interminable conversation téléphonique.
Parler, parler, Erwan n’aimait que ça. A croire que les gens sont si soulagés quand elle vient éteindre les incendies, qu’ils ne prennent pas le temps de lui faire la conversation. Tous les sujets l’intéressaient, même les plus scabreux. Et Aldon, s’y connaissait en sujets scabreux.

ja2_erwanter

Après lui avoir tenu la jambe au sujet de l’imprudence des cuisiniers débutants, il s’aventura sur d’autres terrains.
- Ca ne vous arrive jamais d’aller sauver des clients coincés dans les cabines d’essayage ?

Ha-ha-ha, s’esclaffa Erwan, pourquoi voulez-vous qu’ils restent coincés ? C’est étudié pour qu’ils aient suffisamment de place pour se changer
- Mais, je me suis laissé dire que certains en profitaient pour faire autre chose que de s’y changer, insinua lourdement Aldon. Vous voyez de quoi je veux parler ?
- Ce sont des affabulations. Qui serait assez dérangé pour faire ça ?
- J’en connais… tiens, mon propre cousin, Pierrot, LUI, il est assez dérangé pour. Mais c’est vrai que les détraqués, ça ne court pas les rues par ici, convint Aldon, se gardant de signaler qu’il ne valait pas plus cher que le cousin.

ja2_marilene

De fil en aiguille et de cabine en capote, la conversation s’éternisait. Aldon avait bien tenté un
- On pourrait aller en ville ? Qu’est ce que vous en dites ?
Erwan lui avait répondu plutôt sèchement
- Non, je ne crois pas. Je suis d’astreinte, je ne dois pas m’éloigner du quartier.
Si bien que lorsque Marilène, les bras en croix, débarqua en claironnant qu’elle avait eu une promotion, grâce à toute la mécanique qu’elle s’était ingurgitée la veille, ils en étaient encore aux travaux d’approche.

ja2__il

Tout en relevant le courrier, elle toisa Erwan d’un œil mauvais
- Qui c’est encore celle-là ? Qu’est ce qu’elle fiche avec Aldon ? Ne vous étonnez pas si le quartier est à feu et à sang, si les pompiers passent leur temps à taper la discute avec des incapables dans le genre de mon mari.

ja2_rentres

Un bonheur n’allant jamais seul, -un malheur non plus, d’ailleurs-, les enfants aussi débarquèrent, au risque de faire capoter toute l’entreprise d’Aldon Juan.
-Hem, ça devient trop fréquenté pour moi, ici. Vous êtes sûre que vous ne voulez pas aller en ville ? Risqua-t-il pour la nième fois.

Et pour la nième fois, Erwan lui répondit que non, elle ne croyait pas.

ja2_scrogneugneu

Scrogneugneu de scrogneugneu, elle était dure à la détente, celle-là ! Aldon se rendit compte qu’il avait baissé dans son estime à insister avec ses rendez-vous en ville. Il tenta de récupérer le coup en sortant son arme secrète : les lunettes de drague aux effets garantis par une publicité pas toujours mensongère. La preuve, c’est qu’il remonta en flèche dans l’estime et invita Erwan à prolonger sa visite en tâtant du bain à remous.

ja3_bain

Mais lorsqu’ils s’approchèrent de la baignoire, ils s’aperçut que la place n’était pas libre. Jehanne, s’y trouvait déjà avec un garçon dont le visage était familier à Aldon.
Mais enfin, familier ou pas, il n’avait rien à faire dans son bain à remous, et rien à faire avec sa fille. Aldon tonna

Sortez de là et faites-nous de la place ! Jehanne, t’as pas de devoirs à faire ?

ja3_baiser

- Il n’a pas l’air commode, ton père, commenta, Georges, en s’exécutant rapido-presto
- Ne t’en fais pas pour lui, il est jaloux, c’est tout ! lança Jehanne en déposant un tendre baiser sur les lèvres du bel éphèbe.
M-mais ! Comment en étaient-ils arrivés là ? Je croyais qu’il la trouvait trop jeune !
Score : Famille de séducteur :

5 pts

+ premier baiser :

5 pts

= 10 points

ja3_drague

Hé-mais, c’était sans compter avec la transformation radicale de Jehanne depuis la veille. Georges avait été le premier surpris. Il avait eu du mal à reconnaitre Jehanne dans le car, se demandant si ses yeux ne lui jouaient pas des tours. Il n’avait eu confirmation de ses doutes qu’en la voyant descendre chez elle, et bousculant tout le monde il avait sauté du car à son tour en appelant

-Jehanne ! Jehanne !

ja3_draguerb

- Voyez-vous ça, môssieur Georges ! Tu viens dire bonjour au bébé ? Avait triomphé Jehanne. Toute la journée, elle avait été entourée de garçons ne sachant quoi inventer pour se faire remarquer d’elle. Elle y avait puisé une assurance qui lui faisait défaut la veille.
- Bon, d’accord, j’ai été lourd sur ce coup là, admit Georges. Ce que tu as changé, laisse-moi te regarder, j’ai failli ne pas te reconnaître.
Et Jehanne, s’était laissé admirer sans complexe, avant de lui proposer de la rejoindre dans le bain à remous, d’où Aldon venait de les déloger.

ja3_langoureux

Jehanne, ignorant son père, (il n’avait qu’à s’occuper de sa poule et la laisser vivre sa vie), poursuivait son éducation
- Ce premier baiser… c’était pas trop mal, mais j’aimerais bien passer à l’étape suivante : le baiser langoureux. Et si tu me dis que je suis trop jeune, je ne te parle plus ! Tu as déjà embrassé langoureusement, Georges ?

ja3_montrer

- Bien sûr ! Pour qui tu me prends ? se vanta outrageusement Georges, qui en fait de baisers langoureux n’avait ramassé que des râteaux.
- Tu me montrerais ? demanda aussitôt Jehanne
- Ici ?!! Avec ton père qui n’arrête pas de nous regarder d’un sale œil ?
- Ici… ou ailleurs, ne t’occupe pas de lui, je te dis, c’est un naze ! Tu préfères qu’on rentre ? Alors, viens, suis-moi.

ja3_point

- Alors, ce baiser, tu me le donnes ? insista Jehanne une fois à l’intérieur
- Mais bien sûr, bien sûr, heu… tu ne crois pas qu’on devrait attendre un peu avant d’aller plus loin ?
Devant le tempérament de feu que révélait chez Jehanne, il commençait à se demander s’il saurait se montrer à la hauteur. Il y allait de sa réputation.

ja3_points

- Ah-non ! Ce qui est dit est dit ! C’est pas le moment de faire marche arrière, s’insurgea Jehanne. Et elle se jeta sur lui, s’emparant de ses lèvres fiévreusement et lui donnant un baiser à lui couper le souffle et les jambes. Personne ne lui avait donné le mode d’emploi, elle l’avait découvert toute seule. C’était peut-être inscrit dans ses gênes ?
Score : 12 points
Le petit Rémy qui assistait à la scène rit de bon cœur en encourageant sa sœur.

ja4_pleursa

Mais, quand Aldon voulut draguer Erwan en sa présence, il ne fit pas preuve d’autant de bonne volonté.
Score : 83 points

ja4_pleursb

- Je crois que ton fils, ne m’aime pas beaucoup, il vaudrait mieux que je m’en aille, constata Erwan
- Nan, ne t’occupe pas de lui, laisse-le pigner, ça lui passera,
- Non-non, je t’assure, il vaut mieux que j’y aille. Je n’aime pas faire de la peine aux gosses. Et puis, il n’y a rien entre nous -(je lui fais pas dire), ça servirait à quoi ?

ja4_sale

-Erwan, ne pars pas Erw… Rha, le sale gamin-le sale gamin ! Dire qu’il avait passé toute sa journée à tenter d’amadouer Erwan, et que juste au moment où elle commençait à se montrer un peu plus aimable avec lui, l’autre moutard s’amenait avec ses pleurs à faire pitié… Aldon Juan en aurait pleuré.

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28.01.07

3. Le prince charmant

JA5_devoirs

- T’as pas de devoirs ? Avait demandé Aldon sur un ton de reproche. Mais quand il vit Jehanne triompher après son premier baiser langoureux, alors que lui venait de perdre une journée pour finir par perdre la face, il ne se contint plus
- File faire tes devoirs ! ordonna-t-il, il y a plus important dans la vie que de draguer !
Elle répliqua
- Ca te va bien, de me dire ça ! Mais voyant qu’il se précipitait sur elle, la main levée, elle s’enferma dans sa chambre et fit ce qu’il lui avait demandé.

JA5_Jehanne

Peu de temps après, la sonnerie du téléphone retentit
- Laisse, maman, j’y vais ! Rémy, le sale gamin, avait tout de même de bons côtés. Il ne demandait qu’à rendre service. 
Oui-mais, ça ne rendait pas tellement service, finalement, tout le monde se demandant qui pouvait bien appeler à cette heure là
- C’est qui ? interrogea Marilène
- Je sais pas, c’est pour Jehanne, un cinglé qui dit qu’il est le prince charmant.

JA5_malheureux

- Raccroche ! ordonna Aldon. Ca va pas commencer les coups de fil pour Jehanne, elle a ses devoirs à faire. Je t’en ficherais, du prince charmant !
- Aldon, calme-toi, intervint Marilène, qui s’apprêtait à se mettre au lit. Jehanne a bien le droit de recevoir des coups de fil de ses amis. On dirait que tu as oublié ce que c’est que d’être jeune, tu ne vas pas commencer à la brimer.
- Je ne brime personne ! Je veille sur elle. Ses études avant tout ! C’est quoi d’abord, cette histoire de prince charmant ?

JA5_Taxi

Jehanne n’avait rien perdu de la conversation. Elle savait bien, elle de qui il était question. Elle avait payé assez cher pour le savoir. Et voilà que le prince charmant que lui avait promis la gitane demandait à la rencontrer. Elle n’allait pas laisser passer une si belle occasion de lui dire qu’elle n’avait pas apprécié sa sortie de l’autre soir. Elle appela un taxi –vive le téléphone portable- et se fit conduire en ville où elle savait le rencontrer.

JA6_Dracula

Le prince charmant avait tout du Dracula, le teint blafard, le costume noir, intemporel, qui l’enveloppait jusqu’aux pieds. Mais ses airs gothiques et son allure mystérieuse eurent sur Jehanne des effets magiques
- Hé-bé, mon prince ! Je croyais que tu ne voulais plus entendre parler de moi
- Ouais, bon, j’ai réfléchi. On n’a pas vraiment pris le temps de faire connaissance. J’ai décidé de t’accorder une seconde chance, lâcha ce prétentieux de soit-disant prince charmant.

JA7_charme

Allez comprendre les femmes ! Moi, je l’aurais envoyé aux pelotes, mais Jehanne était sous le charme. La vieille gitane avait dit vrai, ce garçon était fait pour elle. Mais comment faire pour se rendre intéressante à ses yeux ?

JA7_conversation

Elle se lança à l’eau
- C’était vraiment gentil de ta part de m’inviter, je ne croyais jamais te revoir. Enfin, pour tout dire, je n’ai même pas eu le temps de te voir, l’autre soir, tu as disparu sans crier gare.
- Bon, ça va, je connais l’histoire. Tu me saoules et si t’as rien de mieux à me raconter, je vais pas tarder à faire pareil.
Quel mufle ! Non-mais quel mufle ! Et ma Jehanne qui s’aplatit au lieu de le remettre à sa place.
- Dis-moi ce qui te ferait plaisir, je ferai tout ce que tu voudras.

JA7_karaoke

- On pourrait se faire un karaoké, qu’est ce que tu en dis ? suggéra Jehanne, voyant qu’il ne répondait rien
- Je ne tiens pas à me ridiculiser en chantant avec toi, répondit ce rustre. Décidément, ce n’était pas que l’allure qu’il avait de gothique, il était mal dégrossi, le prince charmant
- Ben alors, je ne sais pas moi, propose quelque chose.

JA8_oreillers

Il ne trouva rien de mieux à proposer qu’une bataille d’oreillers.
Ce qui prouve que sous ses airs affranchis, il n’était encore qu’un petit morveux.

JA9_danser

Après cette bataille qu’il aurait bien fait durer jusqu’au bout de la nuit, Jehanne l’invita à danser
- Ouais, je veux bien, mais surtout pas le slow, j’ai horreur qu’on me colle !
Je sais bien ce que je lui collerais moi, au prince charmant.

JA9_d_ner

Jehanne, un peu déçue, ne savait plus quoi inventer pour le retenir
- Tu as peut-être faim ?
- Ouais, je casserais bien une petite croûte dit-il en s’emparant de la carte. Qu’est ce qu’ils ont ? Beurk, y a rien qui me dit ! Non, ben finalement, je crois que je vais rentrer. C’était pas terrible comme rendez-vous, je suis déçu, je te croyais plus cool que ça.

JA9_entendre

Sur ces mots, il quitta la table, et se dirigea vers la porte. Jehanne lui courut après
- Non-mais, ça te prend souvent ? TOUTE la soirée, j’ai fait tes quatre volontés, je me suis payé ta conversation, qui, il faut bien le dire ne casse pas trois briques, j’ai fait une stupide bataille d’oreillers, je t’ai écouté chanter tout seul au karaoké. Tu veux que je te dise ? TU CHANTES FAUX ! C’est une HOR-REUR ! Si je m’étais écoutée, tiens, voilà ce que j’aurais fait !
Et elle se boucha les oreilles ce qui l’empêcha d’entendre le faux prince charmant lui déclarer
- Je suis pas prêt d’oublier ça. Comment elle me traite ! Nan, j’y crois pas !

JA9Remy

Mécontente de sa soirée, Jehanne décida de se changer les idées dans le bain à remous. Mais les vertus relaxantes du bain n’eurent aucun effet sur sa nervosité. Cette andouille de prince charmant pourrait se vanter de lui avoir miné le moral.
Elle décida de rentrer et, par la fenêtre, elle aperçut Rémy qui faisait le pitre sur le lit. Qu’est ce que son père attendait pour lui dire de se calmer ?

JB1arreter

-Tu vas arrêter tes âneries, oui ?! lui cria-t-elle en faisant irruption dans la chambre.
- C’est justement ce que j’allais lui demander, intervint Aldon. Elle était loin de s’attendre à le trouver là en caleçon de bain. Il ajouta : Allez, descends de là Rémy, tu vas défoncer le sommier et il peut encore servir. -Du moins, l’espérait-il.
- Il est archi mal élevé ce gamin, et c’est bien de ta faute, « papa ». Si tu lui cédais pas à tout.
- Mais… je lui cède pas, faut pas croire, se défendit Aldon.
Depuis qu’il lui avait fait foirer son coup avec Erwan il avait révisé ses méthodes d’éducation.

JB1embrasser

- Dis, tu l’as embrassé le prince charmant ? Interrogea Rémy en passant à table.
- Nan ! répondit Jehanne, qui n’était pas d’humeur à rentrer dans les détails.
- Pourquoi tu l’as pas embrassé ? Insista la petite teigne ? Il te plaisait pas ?
- Nan ! Si !! Tu m’énerves avec tes questions, coupa Jehanne, c’est déjà pas marrant de se prendre un râteau, si en plus faut te faire un compte-rendu…
Elle préféra quitter la table.

JB1rateau

- Qui ? Qui s’est pris un râteau ? Toi Jehanne ? demanda Aldon, très intéressé.
Savoir que sa fille avait joué de malchance à son tour, lui mettait du baume au cœur -(mais pas au mien).
Jehanne explosa :
- C’est pas bientôt fini l’inquisition ? Ca t’est jamais arrivé, à toi ? Vous me faites tous suer avec vos questions. OUI ! Je me suis mangé un râteau et je suis pas prête de le digérer celui-là.

JB2brancher

Elle préféra s’installer sur le canapé pour finir ses nouilles plutôt que de subir ses sarcasmes. Mais contre toute attente, Aldon Juan compatissait :
- Rhalala, c’est pas toujours facile le jeu de la séduction. Si tu veux un conseil ma fille : Te laisse pas décourager. Si tu savais le nombre de râteaux que je me suis payé à mes débuts. Je pourrais peut-être te brancher avec ma cousine Colombine, elle c’est une vraie séductrice ! Elle pourrait te donner des ficelles.

J2embrasser

Un peu surprise de tant de bonne volonté à lui venir en aide, elle repoussa cependant la proposition.
- T’es gentil papa, mais je me débrouillerai toute seule. Je l’avais pas vraiment choisi ce garçon. C’est l’entremetteuse qui me l’a présenté comme un prince charmant. En fait c’était un vrai plouc qui aurait bien eu besoin de prendre des leçons de savoir-vivre. T’inquiète pour moi, je suis pas prête de baisser les bras, des baisers langoureux j’en aurai d’autres, et si c’est pas avec celui-là, ça sera avec un autre.
Il y avait longtemps qu’elle ne l’avait pas appelé « papa » sans trace d’ironie.

J2excuses

Décidément dans ses bons jours, Aldon décida qu’il était temps de faire la paix avec Marilène. Il faut dire que depuis un petit moment il était en manque de crac-crac.
- Marilène, j’ai peut-être pas toujours été très correct avec toi, -(peut-être ? hum !)- c’est pas une raison pour se faire la gueule. On pourrait redevenir amis… et peut-être même plus à l’occasion.
Marilène bonne poire, accepta ses excuses.
- Aldon, je demanderais pas mieux, si tu me promets de te montrer fidèle.

JB2Parier

Les deux loustics en étaient à faire des paris.
- Je te parie qu’ils vont se rabibocher. Maman elle l’aime toujours papa. Sinon, elle serait pas malheureuse quand il invite sa poule à la maison, disait Rémy.
Romain n’était pas de cet avis.
- Moi je veux pas qu’ils se rabibochent. C’est pas du jeu ! Papa je le déteste, il a fait trop de mal à maman. Quand je serai grand, je lui casserai la figure, ça lui apprendra.
- Ouais, t’as raison, conclut Rémy : Ca serait pas du jeu. Bon, alors on dirait qu’il faut qu’ils continuent à se détester, ok ?

JB3draguer

Loin de se douter de la révolte qui grondait, Aldon Juan poursuivait son entreprise de charme. Et vas-y que je te complimente, et vas-y que je commence à draguer Marilène.
Comme Marilène se laissait embobiner par ses belles paroles, elle ruina tous leurs espoirs.

JB3larmes

Et voilà le travail ! Un concert de larmes à deux voix.
Commencent à m’énerver sévère ces gamins, moi je vous le dis.
Score d’Aldon : - 1/2 point : 82,5
Score de Jehanne : stationnaire à 12 points

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05.02.07

4. Aldon perd la face

1JB3amoureuse

C’est malin ! Ma-ma-ma ma Marilène est vraiment une cruche tiens ! Il ne lui a fallu qu’un petit coup de drague pour être de nouveau follement amoureuse d’Aldon –et qui dit amoureuse dit : Jalouse.
Gare aux représailles qui coûtent cher.
(Déjà qu’il n’a pas tellement de points).

JB3face

Comble de bonheur : Aldon Juan a perdu la face. Et comme il ne fait pas les choses à moitié…
T’as bonne mine, mon pauvre Don Juan. Pas facile de séduire quand on joue à l’homme invisible.
Aaaallez, je suis trop bonne, je vais essayer de t’arranger ça.

JB3MDR

Un petit coup de blush à joues et… miracle : Le voilà redevenu semblable à lui-même… enfin presque.
Il a hérité de deux yeux bleu pissou. Zieux bleus-zieux d’amoureux, je veux bien, mais si ça continue on finira par ne plus le reconnaître. -Vous me direz, dans le cas de Ladentelle, ça vaudrait mieux-.
En plus il est mort de rire l’andouille.
Tu te calmes Aldon Juan, sinon tu retournes au congèle.

JB3telephone

Rha voilà qu’il part bouder dans son petit coin. Faudrait peut-être te secouer le don Juan, t’as des coups de fil à passer : Tout n’est peut-être pas perdu avec Erwan. Profites-en pendant que les enfants sont à l’école et Marilène au travail.
Ca a du bon d’être dans la carrière de flemmard quelquefois.

JB4arrive

La pompière… heu, la pompiste… nan, le pompier… bof, de toutes façons sous l’uniforme mal taillé, on voit même pas que c’est une femme. Bref, Erwan ne s’est pas faite prier pour arriver. Mais quand il a voulu lui donner rendez-vous, c’était une autre paire de manches.
- Nan, désolée, pas de rendez-vous. Juste ami-ami, ça te va ?

JB4benoblige

- Ah-mais nan. Pas ami-ami. Ca me va pas du tout. J’ai perdu des heures au téléphone pour t’écouter raconter tes histoires de caserne. Je mérite mieux que ça ! Tu me trouves pas à ton goût, c’est ça ?
- T’es gentil, Aldon Juan, tu me poses même pas la question. D’ailleurs, t’as même pas l’option, je me trompe ?
- Nan. Mais si tu pouvais me dire ce qui te ferait craquer, ça m’arrangerait.

JB4devine

- Ah-mais nan, ça serait trop facile mon gaillard. Devine ! Qu’est ce qui pourrait bien me faire craquer ? Je suis pas une allumette, je m’enflamme pas si facilement.
Le voilà bien avancé le don Juan. Lui reste plus qu’à imaginer les phantasme d’Erwan.
- Bon, je te laisse réfléchir, Aldon. Quand t’auras trouvé tu me fais signe !

JB4ecole

Jehanne a ramené un camarade de classe aujourd’hui. Elle a l’embarras du choix la petite : tous les gars du lycée se bousculent pour avoir cet honneur. Elle en profite pour les faire marcher et même courir. François, le gagnant du jour, elle lui a demandé de courir après le car. Donc elle est arrivée avant lui, hé-hé !

JB4notes

Le car déverse ses bonnes et ses mauvaises nouvelles. Dans le genre mauvaise : les notes de Romain sont catastrophiques : 8/20.
- Han-nan, qu’est ce que je vais me prendre comme savon !
Qu’il se dit le bourricot de la classe.
En attendant, la maîtresse a souligné en gras au crayon rouge que s’il continuait à ne pas faire ses devoirs ou s’il ratait l’école, l’assistante sociale risquait de venir le chercher.
Vous me direz… un pignard de moins…
Han-nan, ça ferait trop de peine à Marilène, il va falloir arranger ça.

JB4Remy

Et l’autre qui débarque en claironnant qu’il est le premier de sa classe avec une moyenne de 16/20. Vous croyez que c’est fait pour lui remonter le moral, à ce pauvre Romain ?
Cesse de le narguer, Rémy, c’est pas de sa faute si c’est à toi qu’Aldon a montré comment faire tes devoirs. Chouchou !

JB4travaux

En attendant, Jehanne a entrepris les travaux pratiques avec son invité François.
C’est pour s’entendre dire qu’elle est belle qu’elle n’arrête pas de lui demander :
- Comment tu me trouves ?
Et lui, po-pomme, qui donne à fond dans le panneau. Même pas le temps de reprendre son souffle.
- T’es canon. Super-sexy, t’es la plus belle fille du bahut.
- Oui-mais encore ? Plus belle que qui ?
- Plus belle que toutes.
- Plus belle que Magali ?
- Magali ? Pffeuh, je l’ai même pas regardée. J’ai d’yeux que pour toi, ma Jehanne.

JB5baiser

Très bonne réponse !
Jehanne a jugé qu’il méritait une récompense : Un tendre baiser pour commencer. S’il continue son parcours sans faute, il devrait décrocher le langoureux avant la fin de la soirée.

JB5inquiet

Il a bien eu un peu d’inquiétude au moment où Marilène est rentrée du travail avec sa promotion en poche.
- Heu… c’est ta mère, elle va rien dire ?
Mais Jehanne lui a montré que sa mère avait les idées larges.
Et puis Marilène a d’autres préoccupations.
- NAN Aldon n’est pas disponible ! Je peux lui laisser un message ?
Score de Jehanne : 13 points.

JB6disponible

- Mais si, je suis disponible ! Qu’est ce que tu racontes, Marilène ? Passe-moi ce téléphone !
Il a eu de la veine de débarquer au bon moment, Aldon Juan. Marilène dès qu’elle entend une voix féminine qui demande son mari, faut qu’elle joue les cerbères.
- Allo ! […] Ah-ben nan, je t’ai pas rappelée Aurore. Tu sais ce que c’est le boulot, les gosses, tout çaaaa, j’ai une vie de dingue en ce moment […] Meuh-oui je tiens à notre amitié […] Oui, notre amour, si tu préfères.

JB6double

Jehanne qui vient de mettre François à la porte jubile.
- Hé-hé, DEUX ! J’en suis à deux baisers langoureux. Et toi, le prochain c’est pour quand ?

JB6fille

- Deux ? C’est qui le deuxième ? Ton prince charmant ?
- Nan, le prince charmant tu l’oublies. Celui-là tu le connais pas, alors…
- Hein ? Meuh-nan, je te raconte pas des histoires Aurore, c’est ma fille […] Oh-ben, tu crois ce que tu veux. Tu m’excuseras je t’entends plus, là. Je raccroche !

JB6peignee

Nan, il devient pas dur de la feuille le don Juan, on s’entend vraiment plus dans cette maison. Et pour cause… J’aurais jamais dû traiter Rémy de chouchou. C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.
- Chouchou ! Chouchou ! clame Romain.
- Nan, je suis pas le chouchou, je travaille bien, c’est tout !
- Si t’es le chouchou de papa ! Ouh le chouchou ! Ouh le chouchou !
- Si tu le répètes, encore une fois...
- Chouchou !
HO !! C’est pas bientôt fini de se bagarrer, les monstres ?! On s’entend plus, je vous dis !

JB6relook

Aldon Juan s’est cassé la tête à trouver un nouveaux look pour séduire sa pompière. Il se la joue British avec son béret d’Ecossais. Et puis, il a retrouvé des lunettes. Classe, les lunettes.
Mais-bon, il décide de tester sa nouvelle séduction avant de s’embarquer dans la galère. Direction : Crypto, la boite à la mode.
Dans mon jeu, du moins.

JB6vieille

Pas trop téméraire, il essaye –J’ai bien dit « essaye »- avec une vieille de son âge. Mais si elle est prête à écouter ses histoires -même pas drôles-,  elle flaire le piège sous les compliments admiratifs.

JB7autres

- Oui, c’est cela oui, je suis la jeune sœur de la fille en pantalon blanc. Vous raconterez ça à d’autres !
Il a eu tort d’insister. Ses affirmations répétées, comme quoi : « Mais-si, je vous jure, on dirait des sœurs »,  c’était un peu gros comme compliment. La vieille n’est pas tombée de la dernière pluie, ni même de l’avant-dernière, elle se méfie maintenant

JB7bar

Mon pauvre Aldon ! Je vais finir par croire ce qu’on raconte :T’es pas le roi des séducteurs. Mais au moins, t’as le mérite de t’accrocher. Aaallez, te laisse pas abattre, c’est pas deux/trois râteaux de plus ou de moins… tu pourras toujours les revendre. Quoi ? T’es bourré de tunes ? Ah-ben tu vois, l’argent fait pas forcément le bonheur. Mais il peut y contribuer : Si tu demandais un blind-date à l’entremetteuse ? Mmmm ? T’aurais peut-être des chances ? Qu’est ce que t’en dis ?

JB7denise

Il a trouvé que c’était une excellente idée.
Un peu moins quand il a vu que l’entremetteuse c’était Denise.
- Aldon, vieux lâcheur ! Qu’est ce que tu deviens ?
- Heu... ben, tu vois, on fait aller. Et toi ?
- Moi, je nage en plein bonheur : Je me suis trouvé un amoureux. Faut dire que j’y avais mis le prix : Je me suis donné 10 000 simflouzes.
Aldon respire :
- Ah-bon, t’es casée alors ? Et moi, qu’est ce que je deviens dans tout ça ?
N’en fais pas trop Aldon Juan, c’est un conseil. Demande-lui ton blind-date et basta !

JB7envoyer

- Heu… si je te donne 10 000 simflouzes, tu peux me trouver un beau petit lot ?
- Pour ce prix là, je t’envoie ce qu’il y a de mieux. T’as juste à te baisser pour la ramasser.
- Oh, merci, merci Denise !
- Tu peux me remercier Aldon, c’est un prix d’ami que je te fais.
- Merci-merci, très chère Denise !

Denise a-t-elle tenu ses promesses ? Aldon décrochera-t-il ENFIN un baiser langoureux de la mort qui tue… et plus si affinités ? Vous le saurez en suivant le 69ème épisode de la vie d’Aldon.
Pffiou, que le temps passe vite !

Posté par fonsine à 18:01 - G. LE DEFI DE JEHANNE - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16.02.07

5. Le baiser de la mort qui tue

J1bonjour

Oooh, mais c’est qu’elle s’est pas fichue de lui, la Denise. C’est vraiment un beau petit lot qui se ramasse de la pelle. Aldon Juan en a les yeux exorbités.
- Mademoiselle, c’est le ciel qui vous envoie.
- Je sais pas si c’est le ciel, mais je tombe de haut. Qu’est ce que je suis censée faire ici ? demande Sophie Stikais. Vous pouvez m’expliquer ?
- Ah-mais… Denise vous a pas dit ? Denise, tu lui as pas dit ?!
- Dis-donc, Aldon Juan, se défend Denise. T’as payé pour un blind date, pas pour que je me coltine les travaux d’approche à ta place.
- Sympa Denise, je m’en souviendrai ! promet Aldon.

J1cabine

Mon don Juan est intimidé. Si-si, il est intimidé ! Elle fait si jeune la petite, que pour un peu on le prendrait pour son père, voire… nan, pas son grand-père quand même !
Encore que…
- Qu’est ce qui te ferait plaisir Sophie ? Commande et j’obéirai.
- Mmmm, qu’est ce qui pourrait bien me faire plaisir, à part retourner d’où je viens ? Prendre une photo, peut-être ?
Sitôt dit sitôt fait. Un peu trop tôt pour songer au crac-crac quand même. Pendant qu’Aldon s’extasie sur le portrait :
- Rha, dis-donc, ça me va pas mal le béret, tu trouves pas ?

J1decu

Sophie se demande ce qu’elle est venue faire dans cette galère. Elle a pas payé 10 000 simflouzes pour rencontrer ce vieux-beau, elle ! Surtout que ça a l’air bourré de jeunes-beaux, dans cette boite. Elle cherche une déconvenue :
- Bon, c’est pas que je m’ennuie, mais je suis pas très en forme. C’était pas mal pour un blind-date. On pourrait se revoir, si tu veux ?
Et ,je veux, qu’il veut !  Il n’a pas tellement l’impression d’en avoir eu pour son argent.
Et moi non plus.

J1jour

Il a bien fait de garder ses lunettes de soleil, quand il sort de chez Crypto, il fait un soleil d’enfer.
- Ah-mais… j’ai peut-être encore le temps d’inviter Erwan, ma pompière ?
C’est à moi qu’il pose la question ?
- Oooh, Aldon Juan, j’ai failli pas te reconnaître. Fais-voir un peu comme tu es beau.

J1peu

BEAU ?! Elle a dit beau, j’ai pas rêvé ? Pour un peu, je l’embrasserais.
Mais je préfère laisser faire Aldon.

J1regardez

Regardez s’il est fier de lui. Il a vraiment mis dans le mille. Et à l’aveuglette, en plus. La pompière se consume lentement sous son regard de braise.
Un peu trop lentement pour mon goût.
Hé, Aldon Juan ! Faudrait voir à mettre le turbo, t’as pas toute la nuit devant toi.Comme toujours, mes désirs sont des ordres.
Et un baiser langoureux de la mort qui tue, un !
Et un point de plus pour mon don Juan, un !
Score : 83,5 points
Pas de quoi pavoiser, mais quand même, depuis le temps qu’on l’attendait celui-là. (Je n'ai pas retrouvé la photo ).

J2cabine

Aaah, ça fait du bien de renouer avec le succès, hein, le don Juan ?
Ton fan club est toujours là pour t’applaudir. On peut dire qu’il aura été patient.
Et quatre points de plus, ta cote remonte.
Score : 87,5 points

J2cabinebis

Dopé par ce succès, Aldon Juan ne fait ni une, ni deux.
Il emmène Erwan au coin des boutiques et lui déballe la sienne.
Score : 88,5 points

J2monte

Mais-non, mais non, Aldon, t’es pas tombé amoureux fou, tu t’égares là.
Le succès te monte à la tête.
Mais ces cœurs transpercés me laissent à penser que…

J2voiture

Hé-oui, bien vu !
Score : 89,5 points.

J3_croiser

Il y avait longtemps qu’Aldon Juan n’avait pas été aussi heureux. Après un dernier baiser enflammé à Erwan, il rentre chez lui, rassuré sur sa séduction : C’était une histoire de béret. A quoi ça tient, quand même !
Rentrant chez lui à toute berzingue pour annoncer la bonne nouvelle à sa fille, il manque d’écraser Mickaël Ferrand, le policier recyclé qui a épousé la charmante Carmen Muller dans
mon défi génétique. Je vous dis pas la tête de la descendance. Mais c’est trop tard, le mal est fait. Il fallait l’écraser AVANT.

J3Jehanne

Mais que voit-il de ses yeux qui n’y croient pas ? Tandis que la bonne manque de se ramasser une gamelle avec le spot lumineux dans le passage : Jehanne en grande conversation avec son ennemie Magali.
-  Jehanne, tu voudrais pas devenir mon amie ?
- Tu veux qu’on soit amies, Magali, qu’est ce qui te prend ? s’étonne Jehanne. Tu trouves plus que j’ai mauvais genre ?
- Hanan, t’as le genre qui plait aux mecs. J’aimerais bien que tu me donnes des tuyaux.

J3massage

- Tu veux des tuyaux, Magali ? Si c’est que ça… Tu vois, tu commences par un petit massage...
- Mais ! Faut pas lui donner tes tuyaux, Jehanne, s’interpose Aldon. Des tuyaux comme ça, ça se partage pas, c’est des secrets de famille, voyons !
Depuis qu’il s’est avisé que sa fille avait du potentiel, il se prend pour Johnny Stark avec Mireille Matthieu : Il a décidé d’être son coach.

J3papa

Sauf que Mireille et Jehanne, ça fait deux.
- T’es gentil papa, tu te mêles de ce qui te regarde. Quand j’aurai besoin de conseils, je t’appellerai. En attendant, je sais ce que je fais.
- Tu sais ce que tu fais, tu sais ce que tu fais… j’en suis pas convaincu, tu vois, bougonne Aldon.

J3savoir

Ben moi, je serais d’avis de la laisser faire.
Score de Jehanne : 14 points.

J4chouchou

Ah, l’autre pignard, maintenant. Qu’est ce qu’il lui veut à sa mère ?
- Maman, y a Romain, il fait que de dire que je suis le chouchou de papa. Il m’énerve.

J4chouchouM

- Meuh-nan, t’es pas le chouchou de papa, mon chéri. T’es le petit chouchou à ta maman.
Faut dire que s’il se bougeait les fesses du canapé où il joue avec sa console pour venir embrasser sa mère, l’autre Romain, il serait peut-être le chouchou de quelqu’un.

J3Heidi

Ah-mais nan, il ne joue pas avec sa console : Il a ramené une camarade de classe : Heidi Krétine. Ils deviennent inséparables ces deux-là.
Qu’est ce qu’il lui raconte à la petite Krétine ?
- Alors, tu vois, je vais faire du sport et je deviendrai fort comme un éléphant. Comme ça, quand je me bagarrerai avec mon frère, je serai sûr de gagner.

J4heidibis

Heïdi lui répond que c’est pas beau de se bagarrer avec son frère. Elle, elle se bagarre jamais avec les siens, elle. C’est que les animaux qui se battent. Comme son chien, tiens !
Plus crétin que mes Krétins, faut le faire !

Pendant ce temps, Jehanne a reçu un appel d’un inconnu.
- Salut, je suis un pote à Georges. Il m’a dit que vous vous étiez vraiment bien éclatés l’autre soir. Ca te dirait de sortir en ville avec moi ?
Ca la tente bien, mais elle se méfie des inconnus. Elle prend ses précautions.
- Heu… je veux bien, je peux venir avec une copine ?

Posté par fonsine à 10:49 - G. LE DEFI DE JEHANNE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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