Aldon Juan

L'histoire d'un Sim basée sur le challenge de la séduction.

22.02.06

E/1 C’est encore loin l’Amérique ?

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Le soir même, Ambre le rappelait
-Notre rendez-vous était si… merveilleux, ça te dirait de remettre ça ? Je t’attends au labyrinthe éperdu. Tu verras, il y a une piscine, c’est sympa comme endroit.
Quel mal y avait-il à se rendre à la piscine ? Il accepta avec empressement.

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En dehors de la piscine il y avait un photomaton et Ambre insista pour qu’ils prennent une photo romantique. Il accéda à la demande, mais refusa tout net de profiter de l’intimité de la cabine.
Parce qu’il avait des scrupules ? Que nenni ! Mais, il avait remarqué la présence de Suzanne Morel, une ex, qui se balançait à deux pas de lui. Les scènes de jalousie, il avait donné et s’il pouvait les éviter.

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Et puis, les photomatons, c’est pas ce qui manque à Simcity. Une cabine en valant une autre, il entraîna Ambre au retro café et là… il termina ce qu’il avait commencé. Aldon Juan, ce n’est pas le genre à laisser du pain sur la planche.

Score : 32 points

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Ayant pris congé d’Ambre, qui commençait à exhaler des odeurs de poisson pas frais, il fit la connaissance d’un être bizarre qui se présenta comme le comte Adam Chevallier et lui laissa entendre qu’il le trouvait fort à son goût.

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Vous l’avez sans doute remarqué, en temps normal, Aldon Juan, n’est pas très porté sur les hommes. Séducteur, peut-être, mais très sélectif. Pas comme d’aucuns qui se jettent sur tout ce qui bouge….
Mais pouvait-on appeler homme cet être qui ne ressemblait à rien de ce qu’il avait pu connaître ? Il remisa avec soin la carte de visite du comte en se disant qu’elle pourrait lui être utile à l’occasion.

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Au moment de sauter dans sa voiture, il avise une fille rousse qui lui dit quelque chose
Ha hem, je me demande… non, je suis sûr de vous avoir déjà rencontrée. Le tout c’est de savoir où...

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-Ne cherchez pas, Aldon Juan, bien sûr que vous me connaissez. En tous cas, moi je vous ai repéré. Vous êtes un danseur de première.
-J’y suis ! Chez Chloé ! Vous n’êtes pas DJ ?
-Chez Chloé, chez PURE, chez AIM partout où il y a de la bonne musique, c’est moi ! Et vous, vous êtes THE séducteur ! Au point que j’en suis jalouse. Vous êtes tout à fait mon type, mais vous ne m’avez jamais remarquée.
-Comment ça ? Mais-non-mais-non, je remarque toujours les jolies filles. Seulement vous êtes toujours occupée, pas moyen de vous approcher. Aujourd’hui, c’est mon jour de chance. Il faut absolument qu’on se revoie.
Pssitt, voyez-vous ce que je vois derrière le palmier ?

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C’est pas possible, elle le suit à la trace. La mère Ladentelle, encore elle ! Aldon Juan sort de ses gonds.
-Avez vous bientôt fini de me persécuter vieille folle ? Je peux pas faire un pas sans vous avoir sur le dos.
-J’ai pour mission de veiller au respect des bonnes mœurs, Aldon Juan. Et vous leur en fichez un sacré coup aux bonnes mœurs, vil séducteur ! Partout où vous irez, PARTOUT, vous m’entendez, je serai là pour mettre en garde les pauvres brebis égarées que vous entraînez dans la fange de la perdition. Ha ! Ha !

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-La fange de la perdition, tout de suite les grands mots ! C’est pas parce qu’elle est confite en dévotion que ça lui donne tous les droits. En tous cas, c’est pas elle qui m’empêchera de remplir MA mission, décide Aldon Juan en donnant rendez-vous à Anaïs la serveuse.

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Mais si Anaïs est son amie, elle ne veut rien savoir pour devenir sa petite amie. -J’ai horreur des bruns. C’est poilu, velu, ça tient du singe. Ah, si vous étiez un beau blond, je ne dirais peut-être pas non, mais là, c’est niet !

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Ce n’est pourtant pas faute d’insister
-Enfin Anaïs, ces a-priori sont ridicules. Je vous assure que les bruns sont bien meilleurs amants que les blonds. Ils ont le tempérament latin. Essayez-moi !
-C’est vous qui devenez ridicule, Aldon Juan. « Essayez-moi » n’importe quoi ! Moi, je n’essaye que les chaussures.
Ne perds pas ton temps Aldon Juan, cette fille n’est vraiment pas pour toi.

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Changement de programme. D’abord, Aldon Juan a remarqué que les serveuses, c’est des nids à embrouilles. Il a déjà donné avec Déborah. Mais il ne s’avoue pas vaincu. Si la serveuse ne veut pas de lui, la bonne Kérine, la remplacera.
-Oh, monsieur Aldon, ce que je suis contente que vous m’ayez invitée. Je me meurs d’amour en secret depuis si longtemps. Si longtemps, si vous saviez !

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-Mais il ne faut pas ! Il ne sera pas dit que je vous aurai laissée mourir sans rien tenter.
Et ta-da-dam ! Aldon Juan, se transforme en super héros pour pratiquer un bouche à bouche qui finit de lui couper le souffle.
Score : 33 points

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Kérine en a les jambes qui flageolent. Pensez, être passée si près de la mort, quel choc !
Très prévenant, Aldon Juan l’invite à se remettre dans la cabine du photomaton.

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Quel sale type ! Non-mais quel sale type ! Il profite de la situation pour asseoir sa réputation.

Score : 37 points

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Ooooh, ça c’est pas de chance ! La mère Ladentelle arrive à la fumée des cierges. Encore une brebis de perdue ! Aldon Juan lui agite la télécommande de sa voiture sous le nez.
-Trop tard ! Hé-hé ! Faut pédaler plus vite, mémé ! 
Mais le garçon de café (de quoi je me mêle ?) se charge de lui narrer les horreurs qui viennent de se dérouler.
-Ah, il s’en est passé de belles dans cette cabine, si vous saviez !

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-Tu vas voir si c’est trop tard ! (coup de sac à main) Dépravé ! Ignoble don Juan ! (coup de sac à main)  ! C’est marié, père de famille, et ça joue les jeunes premiers en se faisant tirer le portrait ! (Sac à main à répétition).

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24.02.06

E/2 Guerre et paix

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-Qu’est ce que c’est que cette nouveauté ? s’interroge Aldon Juan de retour chez lui.
Pendant son absence, Marilène a fait procéder à un agrandissement de la maison.

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C’est que pendant qu’il faisait le joli cœur en ville, elle a pris des dispositions. Autant elle était naïve avant, autant elle est méfiante à présent. Et quand Ambre a appelé Juan, elle a décroché le combiné et suivi avec intérêt toute la conversation.
-Ah, c’est comme ça ! Ah, il se figure qu’il va pouvoir continuer à me tromper. Mais ça ne se passera pas comme ça mon bonhomme ! Non-non-non !

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Deuxième surprise, Marilène n’est pas couchée. Elle attend Aldon Juan de pied ferme.
-Marilène, tu peux m’expliquer…
-Mais bien sûr ché-ri, lance-t-elle sur un ton acerbe. Viens voir par là.

i7_chambre

-Voilà, TA chambre !
Aldon Juan est sidéré. Sa chambre, ce réduit ! Il parcourt la pièce d’un œil incrédule.
-Tu vois, j’y ai mis toutes tes petites affaires, tes lunettes, tes arbres à sous. Tu es chez toi !
-M’enfin Marilène ! Je croyais…

i7_croyais

-TU CROYAIS QUOI ?! Que j’étais la reine des gourdes ? Que ce soit bien clair, Aldon Juan, je reste pour Jehanne, mais, entre nous, c’est terminé ! Tu es libre ! Tu peux t’envoyer tout le quartier si ça te chante, je m’en moque ! Tu as ma bénédiction.

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-Tu es sûre que c’est ce que tu veux ? Lui demande Mélissa à qui elle a tout raconté dès le lendemain. Tu n’éprouves plus rien pour lui ?

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-Et quand bien même, qu’est ce que ça changerait ? Il me trompe, il m’a toujours trompée ! J’ai mené ma petite enquête. Il a au moins une douzaine de maîtresses d’après Mlle Ladentelle. Il ne peut pas s’empêcher de séduire, c’est une véritable maladie ! Ca c’est une chose, mais qu’il arrête de se fiche de moi ! Et puis… au moins je serai fixée. Je verrai à quel point ça le mène et s’il reste quelque chose à en tirer.

i8_interroge

De son côté, Aldon Juan s’interroge. Marilène était-elle sincère en lui disant qu’il était libre ? N’était-ce pas plutôt une ruse, un moyen de le démasquer ? Il faut en avoir le cœur net.

i8_pars

Il annonce la couleur histoire de tâter le terrain
-Marilène, je vais faire un tour en ville, voir si je peux trouver à draguer
-Amuse-toi bien ! Tu as pris la clé de ta chambre ? Ne nous réveille pas en rentrant.

i8_rv

Il a donné rendez-vous à Jasmine aux Etablissements Latrappe. En attendant, il papote avec une cliente : Jeanne Marquès. Ils s’aperçoivent qu’ils ont une relation commune : Pierrot.
-Comment va-t-il le cousin Pierrot ? Ca fait un bail qu’on se s’est pas vus.
-Il va, il va… il va finir par se ramasser une paire de claques un de ces quatre.
-Ca ne serait que justice ! Pourquoi ce serait toujours les mêmes ? Mais… excusez,  je crois que mon amie vient d’arriver.

i9_bonjour

-Oh, Aldon Juan, ce que je suis impatiente de tâter de votre séduction
-La vôtre n’est pas mal non plus !

i9_langoureux

Ils expédient les formalités d’usage avec un baiser langoureux
Score : 38 points

i9_mission

Puis il entraîne Jasmine dans la cabine d’essayage. Elle en ressort en chantant ses louanges
-J’ai découvert un autre monde !
Toute la galerie est impatiente de féliciter le héros.
Score : 42 points.

j1_amuse

Le lendemain, Marilène joue avec Jehanne quand Aldon Juan décide de tester jusqu’à quel point il peut pousser le bouchon trop loin.
-Marilène, et si j’invitais Emilie, la jardinière, tu y verrais un inconvénient ?
-Tu fais ce-que-tu-veux, je veux pas le savoir !
-OK, c’est cool !

j1_fumier

Qu’on ne s’y trompe pas, Marilène est bien moins cool qu’il ne le pense. Elle va cacher sa rage dans la cuisine.
-Ah, le fumier, l’ordure ! La jardinière ! Mais elles y sont toutes passées, c’est pas vrai ! Et dire que je ne voyais rien, ne me doutais de rien. Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Toi, mon coco, tu mérites une bonne leçon !

j1_langoureux

-Emilie, mon amour, ma chérie, je me languissais de ta présence, clame Aldon Juan en surveillant Marilène du coin de l’œil.
Pas de réaction. Il l’embrasse à bouche-que-veux tu et Marilène, ne réagit pas plus.
-Tu me suis dans MA chambre ? propose-t-il alors.

j2_gonfle

-Ben,  toi alors, tu es gonflé ! M’inviter dans ta chambre sous le nez de ta femme
-Marilène ? Elle s’en fiche pas mal. On est un couple moderne, on fait ce qu’on veut. Et tu sais ce que je voudrais, maintenant ? Si tu es d’accord…

j3_acccord

Emilie ne demandait pas mieux.
Score : 43 points

j3_kerine

Pas le temps de compter les moutons, la bonne est arrivée. Aldon Juan a juste eu le temps de pousser Emilie dehors. S’agissait pas que Kérine les trouve en fâcheuse posture.
La bonne est encore sous le choc de la révélation de l’avant- veille.
-Oh, monsieur Aldon, la scéance dans le photomaton… J’ai pas arrêté d’y penser. Daniel Simpa peut aller se rhabiller, à côté de vous, c’est un vrai lapin.

j3_prouver

-Si ça t’a plu, Kérine, je suis prêt à remettre le couvert. Rejoins-moi dans la baignoire après le service, j’ai d’autres cartouches dans le barillet.  (gros clin d’œil).
-Oh, monsieur Juan, j’ai hâte, j’ai hâte ! Je vais expédier le ménage vite-fait.

j4_loterie

Aldon Juan, c’est mieux que la loterie TOTO, non seulement à tous les coups on gagne, mais en plus, y a que des gros lots. La bonne empoche le premier dans le jacuzzi.
Score : 44 points

j4_relit

Et le second dans le lit. Aldon Juan a profité de ce que Marilène soit partie au travail pour s’offrir le confort du lit ex-conjugal. Celui que Marilène lui a payé, c’est du spartiate.
-Ca te suffit bien, vu que tu découches toutes les nuits, a-t-elle déclaré pour couper court à ses protestations.
Score : 45 points.

j5_heureuse

-Alors, heureuse ?
Il n’a pas le triomphe modeste, le don Juan.
-Heureuse, comblée, ravie. On remet ça demain ?
-Heu… non ! Tu vois, ça me gêne un peu de te garder à mon service. Pour Marilène, tu comprends. Je préfère pouvoir t’appeler quand le champ sera libre. Tu ne m’en veux pas ?
-Ben-non, je comprends. C’est pas toujours facile avec les légitimes. Si je peux éviter la scène de ménage.
-Tu es une bonne fille Kérine. Je t’appelle, dès que j’aurai un moment.
Compte là-dessus, et bois de l’eau, ma belle !

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28.02.06

E/3 La vengeance des faibles

j5_tintin

Pas très moral tout ça. (Ah, vous aviez remarqué !) Et alors, cette pauvre Marilène ? Condamnée à la chasteté pendant que son don Juan de mari profite à plein rendement de la « modernité » de son couple ? J’espère qu’elle lui va lui mijoter une vengeance bien gratinée.

j5_projectionniste

Marilène est bien décidée, Aldon Juan va payer ! Dès qu’il est parti pour le travail où il vient d’être nommé projectionniste, elle appelle Bertrand Lemarchand qu’elle avait connu bien avant lui. Mais, trop beau, trop riche, pour faire un bon mari, pensait-elle, à Bertrand elle avait préféré Aldon, pas trop beau, moins que riche, mais qu’elle croyait sincère. A la grande loterie de la vie, elle avait tiré le mauvais numéro.

j6_bertrand

Elle lui confie tout ce qu’elle a sur le cœur, les mensonges, les infidélités de son mari et à présent,  cette astinence qu’il lui impose.
-Moi qui rêvais de fonder une grande famille et de marier six enfants. J’ai même pensé à l’adoption, mais je n’ose pas lui en parler. Et puis, il a déjà bien du mal à s’occuper de sa propre fille, alors, tu penses, les enfants des autres…

j6_horrible

-Mais c’est horrible ce que tu me racontes là, Milène, dit Bertrand en s’emparant de Jehanne. Comment peut-il délaisser son enfant ? Pauvre pitchoune, si adorable ! Et comment peut-il te délaisser toi, ma Milène ? Ah, si tu avais accepté de m’épouser, nous en aurions eu des enfants, alors que je suis sans descendance et que tu en es réduite à penser à l’adoption.

j6_lit

-Il y aurait bien une solution, suggère Marilène qui a invité Bertrand à se détendre sur le lit. Je commence à l’apercevoir, la solution. Mais Bertrand, lui, toujours pas
-Une solution… Quelle solution ? Tu veux divorcer ma Milène ?
-Non ! Je ne peux pas faire ça à Jehanne, elle n’y est pour rien si je me suis trompée sur le compte de son père…  Tu ne vois vraiment pas ce que je veux dire ?

0j6

-On pourrait… pssit, pssit, pssit, pssit.
-NON ?! Tu serais prête à aller jusque là ?
-Hé, s’il le faut ! Avoue qu’il ne l’aurait pas volé. 
Je suis à 100% avec elle, mais Bertrand demande à réfléchir.

j7_livraison

Ignorant ce qui se trame dans son dos, Aldon Juan continue à papillonner.
-Vous dites vous appeler Marilène Bertin. C’est incroyable (mais vrai) ma femme aussi, figurez-vous. Vous êtes de famille toutes les deux ?
-Nan. Je ne savais même pas qu’il y avait une autre Marilène Bertin. Et votre femme, elle me ressemble ?
-C’est tout le contraire. Elle se laisse aller, tandis que vous… on devine une femme très séduisante sous votre tenue de livreuse. Entre nous, je ferais l’échange les yeux fermés
-Oh-ben vous alors, vous n’y allez pas par quatre chemins, lui lance Marilène bis en remontant dans sa camionnette.

j7_ordures

Aldon Juan est tout guilleret. Il a appris qu’on lui avait rendu ses galons de DJ. Il ne commence le travail que ce soir, et a ressorti le slip qui tue.De son côté, Marilène est entrée aux laboratoires Lemarchand après avoir démissionné. Une erreur point de vue carrière, mais Bertrand lui a assuré qu’elle aurait vite une promotion.

j7_telephone

La voie est libre, Aldon Juan donne rendez-vous à Jasmine en se demandant s’il n’aurait pas intérêt à se débarrasser de son alliance.

j8_arrive

Mais elle ne lui en laisse pas le temps, elle a couru pour le retrouver. Le slip fait son petit effet, et dans la minute, il parvient à l’embrasser langoureusement.

j8_baignoire

Jasmine a repéré le jacuzzi. Il faut dire qu’il est repérable, juste situé au coin de la rue. Oui-mais comme ça, on peut surveiller les allées/venues.
-Je n’ai pas eu le temps de passer chez moi, j’irais bien me décrasser un peu. Je peux ?
-Fais comme chez toi. Ca ne te dérange pas si j’assiste à la toilette ?
-N’en profite pas pour te rincer l’œil, dit Jasmine qui n’en pense pas un mot. Elle est plutôt fière de sa plastique et la pudeur ne l’étouffe pas. Aldon Juan se rince les deux yeux.
Score : 46 points

j8_karelle

Ca aurait été étonnant que Karelle ne rapplique pas.
-Monsieur Aldon ! Oh-mais… en voilà des manières !  Vous n’avez pas honte de vous baigner à poil devant tout le monde ?

j8_manieres

Aldon Juan a sauté de la baignoire.
-Vous n’avez donc rien d’autre à faire que de jouer les doublures de Ladentelle ?
-Moi, ce que j’en dis… c’est pour votre réputation monsieur Aldon.   
-MA réputation, c’est MON problème, OK ?!  Et se tournant vers Jasmine, on reprend où on en était ?
Mais Jasmine n’est plus très chaude. 
-Je te laisse régler tes comptes avec ta nounou Aldon Juan. Rappelle-moi quand tu seras libre.

j8_marilene

Sur ces entrefaits Marilène est rentrée du travail avec une promotion, ce qui l’a mise de très bonne humeur.

j9_avise

Mais sa bonne humeur en prend un coup en apercevant son mari qui tente de faire revenir Jasmine sur sa décision.
-Ah, le sale type, ah l’ordure ! Il est encore en train de draguer. Il est temps de te rendre la monnaie de ta pièce, Aldon Juan.

j9_azurevoir

Elle lui crie d’une voix hystérique
-Et le boulot ? Tu te figures quand même pas que je vais être la seule à bosser ! Dis au-revoir à la demoiselle et file au travail, fainéant, bon à rien, minable séducteur !
Le mari idéal a vécu.

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07.03.06

E/4 Un peu, beaucoup… langoureusement

j9_cracbertrand

Marilène a appellé Bertrand
-Tu as réfléchi à ma proposition de l’autre jour ?
-Oui, ma Milène. Je n’ai pas arrêté d’y penser. C’est complètement dingue, mais tu me rends fou et si c’est le seul moyen pour que tu soies mienne…
-Le seul, Bertrand, c’est à prendre ou à laisser.
Et ils l’ont fait ! Bertrand sous le feu de la passion et Marilène tenaillée par son idée de vengeance. Ils s’en sont donné à cœur joie dans le lit ex-conjugal.

j9_secret

Mais à présent, les remords l’assaillent .Elle réveille Bertrand et lui recommande le secret
-C’était une erreur. Une terrible erreur, Bertrand. Je ne peux pas quitter mon mari. Promets-moi que tu ne parleras à personne de ce qui s’est passé.
-Mais… ma Milène, tu ne peux pas, tu n’as pas le droit !
-Je t’en supplie, Bertrand, si tu m’aimes, fais-le pour moi. J’ai pris trop de risques. Tu rencontreras une autre fille, tu fonderas une famille, mais, nous deux, c’est impossible.
Musique triste.

k1_boulot

Sur le coup de deux heures, Aldon Juan rentre du travail où il vient d’être promu réalisateur. Il se sent en pleine forme, dans la fleur de l’âge et s’apprête à aller en ville quand soudain…

k1_vieux

…sonne l’heure de payer la facture d’une vie de débauche. Prématurément usé, il a du mal à se reconnaître et contemple avec effarement ses bras décharnés et la tenue de pépé hasbeen qui lui a été livrée en prime avec les rhumatismes et les cheveux blancs.

k2_jehanne

Ca lui a sapé le moral. Ce soir, il n’ira pas draguer. Il enfile un pyjama de flanelle et va se faire rassurer par sa fille.
-Poupa ! Poupa !
OUF ! Elle l’a reconnu ! Il est donc moins décati qu’il ne le craignait.

k2_repare

Le lendemain, il commence par bricoler le vide ordures, quand une terrible douleur lui traverse les reins. Il avait oublié les rhumatismes qui lui rafraîchissent la mémoire. Plié en deux, il appelle le réparateur.

k3_arcadia1

Mais le réparateur est une réparatrice. Pas question de jouer les diminués. Il prend sur lui, se redresse et se met à la draguer
-Vous deviez être une sacrée bombe quand vous étiez jeune, vous alors ! Vous avez vraiment de beaux restes. Y a rien à jeter.
-Mais je suis toujours une bombe, jeune homme ! Si je vous racontais… la ménopause, c’est la libération de la femme !
-Pas possible ! Y a tant de vieux que ça, à Simcity ?
-Qui vous parle de vieux ? Les jeunes, les vieux, tout fait ventre !

k3_coeurnet

Ah, ça, il faut qu’il en ait le cœur net. Il repère la nounou qui s’amuse, à ses frais, avec la console de jeux.
-Karelle, -excusez-moi de vous déranger en plein travail-, Auriez-vous une petite minute à m’accorder ?

k3_karelle

-Vous m’avez appelée, monsieur Aldon ?
-Voui, dites-moi, Karelle, aimeriez-vous qu’on vous embrasse tendrement, passionnément, langoureusement… ?
-Rhooo, monsieur Aldon, en voilà une question ! 
-Répondez-moi sans crainte, Karelle, c’est pour un sondage. 
-Ben-tiens, langoureusement pardi !

k4_crac_crac

-Ca confirme mes statistiques. Et faire crac-crac ? Ca vous arrive souvent, pas très souvent, jamais… ?
-Pas assez souvent !
-Si vous deviez le faire, vous choisiriez comme partenaire : un jeune, un vieux, entre les deux… ?
-Je choisirais… ce qui se présenterait. A mon âge, faut pas faire trop la difficile, non plus. C’est pour quel journal, le sondage ?

k4_suzanne

Bien-bien-bien-bien ! Aldon Juan est fixé. L’âge n’est pas un obstacle à l’amour. On peut encore faire de bonnes flambées dans la cheminée. Il suffit de ne pas être trop regardant sur le combustible.
Il invite Suzanne Morel et lui fait la parade du paon.

k4_suzlit

Suzanne avait gardé un très bon souvenir de leur première rencontre. Elle accepte de le suivre dans sa chambre.
-Suzanne, ma petite Suzanne… j’ai peut-être l’air vieux, comme ça, mais mon ardeur n’a jamais été aussi forte. Ca te dirait un petit voyage au 7ème ciel ?
-Mais arrête de dire que tu es vieux, Aldon Juan ! On s’en fiche de ton âge, du moment que tu tiens tes promesses.

k5_apres

-Alors ? Comment c’était ? S’inquiète Aldon Juan après.
-C’était… c’était génial. Je ne vois pas pourquoi tu t’inquiétais. T’as pas perdu la main Aldon Juan.
Ouais ! Il tient encore la forme, le vieux !
score : 47 points

k5_frite

Puisqu’il avait la frite, Aldon Juan s’offrit un petit extra dans la voiture avant de congédier Suzanne et d’appeler Jasmine.
Score : 48 points

k5_hier

-Dis-donc, dis-donc, quel changement depuis hier ! Qu’est-ce qui t’est arrivé, Aldon Juan ? 
-J’ai pris de l’âge, mais… je suis encore vert. Je te le prouve quand tu veux.
-Ta femme ne va pas me jeter ?
-Ma femme ? Ca m’étonnerait, elle est partie au travail. On n’a qu’à se presser. Tu es toujours partante pour le jacuzzi ?
-Plus que jamais !
Score : 49 points

k5_jacuzzi

k5_litjasmine

Après le jacuzzi, un petit passage au lit s’imposait. Score : 50 points.

k5_ville

Tout heureux de constater que l’expérience de l’âge n’était pas pour déplaire aux femmes, mon Aldon Juan décide d’aller tester ses restes de séduction en ville. Au rayon parfumerie, il rencontre Jeanne Marquès qui a du mal à le reconnaître
-C’est vous ? C’est bien vous, Aldon Juan ?
-Ben-oui, c’est moi ! Et si vous voulez le savoir, je suis plus vigoureux que jamais.
Il commence à en avoir un peu marre qu’on le regarde comme une bête curieuse. Il se sent jeune, lui !

k6_baiser

-Oh-mais, je ne voulais pas vous vexer. J’adore les hommes grisonnants. Dites-moi… j’ai entendu parler de vos exploits, tout le monde ne parle que de ça dans ce magasin. Vous ne voudriez pas m’en faire une petite démonstration ?
-Mais comment donc ! Je commence toujours par un baiser langoureux, comme ça !
Score : 51 points

k6_cabine

Je ne vais pas vous révéler tous les artifices d’Aldon Juan, mais sachez qu’il lui a montré dans la cabine d’essayage que sa réputation de séducteur de première n’était pas usurpée.
Et si vous en doutez, vous n’avez qu’à intrrroger le fan club.
Score : 53 points

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16.03.06

E/5 C’est dans les vieux pots qu’on fait le pistou

k6_maison

Quand Marilène est rentrée du travail, Aldon Juan était à la maison, pour une fois.
-Ah tu as tout de même pensé à l’anniversaire de Jehanne
-L’anniv… bien sûr ! Mais pour qui tu me prends ?
Oh, qu’il a eu le nez fin de passer prendre une douche avant de repartir à la pêche.

k7_anniversaire

Marilène n’avait pas fait la même erreur que pour le premier anniversaire de la petite. Elle n’avait pas lancé d’invitations. Cet anniversaire, ils allaient le fêter en famille. Grâce à sa mère, Jehanne avait tout pour bien grandir.

k7_bougies

Quand elle eut soufflé les bougies, elle se transforma en une magnif affreuse gamine, qui avait hérité du nez de son père en plus de son regard magnétique. Aldon Juan n’en était pas flatté pour autant, lui qui aimait les jolies filles.
-Bon, c’est pas le tout, mais j’ai un coup de fil urgent à passer, déclara-t-il en s’esquivant
-Tu ne manges pas de mon gâteau d’anniversaire ? s’indigna Jehanne.
-Nan-nan, j’ai autre chose à faire, continuez sans moi.

k7_caprice

Mais c’est que Jehanne ne l’entendait pas de cette oreille 
-Ouin ! Il reste même pas pour mon gâteau d’anniversaire. A qui il avait besoin de téléphoner à cette heure là ?
-Cherche pas, c’est encore à une de ses poules, l’informa sa mère
-Il a des poules !!!
-Oui, enfin… disons qu’il n’est pas très fidèle, se reprit Marilène. Mais pour Jehanne, le mal était fait (et pour le challenge aussi)
-Il a des poules ! Je le déteste !
Score : -1/4 de point = 52,75

k7_invite

Il aurait mieux fait de s’étouffer avec le gâteau plutôt que d’avoir la fabuleuse idée d’inviter le comte Richard pour un rendez-vous. Mais la curiosité est un vilain défaut, et il voulait en savoir plus sur cet être bizarre. Seulement, encore eut-il fallu qu’il eut le mode d’emploi des vampires. Ses blagues tombèrent à plat, et quand il voulut dérider le comte en le chatouillant, il se ramassa le râteau du siècle.

k7_mouille

-J’avais cru voir en vous un gentleman, vous n’êtes qu’un bouffon ! Lui cria le comte en lui faisant une  horrible grimace, ce qui lui fit perdre ses eaux.
-Ah, c’est complet ! Voilà que vous vous faites dessus ! Vous n’avez donc aucune éducation ! Ne me rappelez plus JAMAIS ! Je n’ai jamais vu un rendez-vous aussi lamentable, et sachez qu’on ne se moque pas impunément de moi. Vous aurez bientôt de mes nouvelles ! lança-t-il avant de s’enfuir emmitouflé dans sa cape.

k7_sac

Le comte, qui lui, avait du savoir-vivre, lui offrit un petit cadeau à la mesure du rendez-vous : un sac de crottes enflammées dont Aldon Juan eut toutes les peines du monde à se débarrasser. Il finit par le mettre dans son inventaire à côté des innombrables bouquets de roses, dont on avait bien tort de se plaindre.

k8_arkadia

Le moral dans les chaussettes, Aldon Juan décida qu’il devait redorer son blason. Et pour cela, il pensa à Arkadia. Son histoire de libération de la femme, l’avait mis en appétit. Mais il s’aperçut bien vite que même libérée on ne faisait pas si facilement sa conquête.
-Voyez-vous, la brusquerie, ça ne convient qu’aux petits jeunes. A vôtre âge, Aldon Juan, il faut y mettre un peu plus de formes.
-Ben qu’est-ce que je dois faire alors ?
-Je ne sais pas… faites-moi la cour !

k8_formalites

-Ce qu’on peut perdre comme temps en formalités, ronchonna Aldon Juan en lui proposant d’aller prendre une photo romantique au photomaton. Mais quand il vit le résultat, il retrouva le sourire. Il se trouvait encore pas mal et même, il trouvait qu’Arkadia et lui formaient un couple bien assorti.

k8_slow

-Et maintenant ? On peut y aller ?
-Rien ne presse, Aldon Juan, rien ne presse ! Profitons du moment présent ! Je danserais bien un petit slow.
-Et allez donc, un slow, maintenant, faut pas que je lui lèche les bottes, en plus ? songea Aldon en s’exécutant à contre cœur. Mais… quand il vit qu’elle n’était pas contre le slow langoureux et les papouilles, il reprit espoir. Il faut dire qu’il était toujours un excellent danseur de slow.

k9_finir

-Bon, faut qu’on en finisse, une bonne fois ! se dit Aldon Juan, jouant le tout pour le tout en se jetant aux pieds d’Arkadia pour une déclaration enflammée.
-Arkadia, vous m’avez fait assez languir, je n’en puis plus ! Je vous veux ! Je vous désire ! Je suis en ébullition ! Eteignez ce feu de la passion que vous avez allumé en moi, ne vous montrez pas si cruelle…Mais Arkadia avait d’autres préoccupations
-Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais… je ne saurais donner le meilleur de moi-même avec l’envie de faire pipi qui me mène.
On nage en plein poème.

k9_pisser

-Dans un sens, pensa Aldon Juan, ça a du bon de sortir avec des vieilles. Eles ont les mêmes problèmes que nous. Lui aussi, avait une envie pressante, mais il était content que la demande vienne d’elle.

k9_soulages

Une fois soulagée, Arkadia se montra beaucoup plus encline à accepter les avances d’Aldon. Il put enfin lui arracher ce baiser langoureux qu’elle lui avait refusé jusqu’ici.
Score : 53,75 points

l1_cabine

Allez hop ! Pas de temps à perdre, il la ramena dans la cabine du photomaton et là, il n’était plus question de photo. Il n’avait plus la patience de prendre la pose.
Score : 57,75 points

l1_essayage

Arkadia avait été dure à la détente, mais une fois lancée, il n’y avait plus moyen de l’arrêter. Elle accepta avec empressement de goûter à mon Aldon Juan dans la cabine d’essayage.
Score : 58,75 points.

l1_slip

Il faut absolument que je vous montre ce qu’Aldon Juan avait décidé d’essayer. Je sens que le caleçon de superman va prendre le relais du slip vaudou !

l1_pasreconnu

Tandis qu’il se rhabillait, devinez qui est arrivé ? La mère Ladentelle, quelle surprise ! Comme dirait Aldon, elle avait encore pédalé dans la semoule. Pourtant, c’était pas faute d’y avoir mis le temps pour dévoyer la brebis !
A moins qu’elle ne l’ait pas reconnu. Elle avait encore dans le colimateur un fringant séducteur dans la force de l’âge, comment se serait-elle méfiée de ce séduisant quinquagénaire ? Le temps qu’elle fasse le rapprochement…

l1_voiture

Ben-oui, le temps qu’elle réalise, sous ses yeux incrédules et horrifiés… crac, un point de plus !
Score : 59,75 points

Posté par fonsine à 17:19 - E 5ème semaine - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23.03.06

E/6 Le fruit du pêcher

l2_bb

Le lendemain, alors qu’Aldon Juan faisait la grasse matinée dans son lit spartiate, Marilène refaisait connaissance avec la cuvette des WC.

l2_fait

Elle prit conscience de l’énormité de la faute

-Qu’ai-je fait ? Mon Dieu, qu’ai-je fait ? Et si j’étais vraiment enceinte ? Ooooh, non ! Dites-moi que je me trompe.
Ah, on était loin de l’euphorie qui avait présidé à la naissance de Jehanne ! Et si ses doutes se confirmaient, comment elle allait lui annoncer ça, au don Juan ? Et à Jehanne, donc !

l2_jehanne

Quelques jours plus tard, le doute n’était plus permis. Elle rangea sa nuisette qui cachait mal ses formes rebondies, enfila un pyjama à élastique coulissant, et entreprit d’informer Jehanne qu’elle aurait bientôt un petit frère ou une petite sœur. La gamine, ignorante du drame qui couvait, se déclara ravie. C’était une bonne chose de faite. Restait à attaquer le gros morceau : Aldon Juan.

m1_aldon

Oh, et puis, se dit Marilène, il n’a que ce qu’il mérite ! Prenant son courage à deux mains, elle alla le trouver dès son retour du travail et poussant du ventre, lui lâchant sans ménagement :
-Sois fier de toi, Aldon Juan, voilà le fruit de tes péchés !
-Le fruit de mes… ? Ooooh-non ! gémit-il en reconnaissant la panoplie de future-maman. Tu ne me feras jamais avaler que je suis le père de ce truc là !

m2_avaler1

-Et qui te parle d’avaler quoi que ce soit ? répliqua Marilène. Non, tu n’es pas le père de cet enfant, mais il n’aurait tenu qu’à toi de l’être. Par conséquent, rien ne t’empêche de faire comme si. C’était d’une logique impeccable, je trouve. Mais Aldon lui, cherchait la petite bête
-Ah nan-nan-nan ! Je ne marche pas, je suis pas le père, je suis pas le père ! Ne t’imagine surtout pas que je vais t’aider à l’élever. Quand on est dans son tort, mieux vaut passer à l’offensive, Marilène l’a bien compris
-Parce que -tu m’as beaucoup aidée pour Jehanne ? Et pourtant, tu ne peux pas la renier, celle-là !
-Heu… si quand même ! Je lui ai quand même appris… Cherche, Aldon Juan, que lui as-tu appris à Jehanne ?
-RIEN-DU-TOUT !  Tu ne lui as rien appris du tout ! Il aurait déjà fallu que tu soies là ! Mais-non, Môssieur fait des heures de gymnastique supplémentaires, môssieur arpente les rues de la ville jusqu’à plus d’heure et après, il se plaint d’être trop fatigué pour honorer sa femme. Eh-bien, je t’ai trouvé un remplaçant. Tu devrais m’en remercier, Aldon Juan !

m2_emails

-La remercier de quoi ? se demandait Aldon. Il avait beau tourner et retourner le sujet dans sa tête, il ne voyait pas. Marilène avait l’air si convaincue qu’il lui était redevable, qu’il devait bien y avoir du vrai là-dessous. Le problème, c’est qu’il était si peu présent, qu’il avait dû rater quelque chose.
-Oh, si elle le dit, après tout… elle a sans doute raison, je ne vois pas pourquoi je me prends la tête, finit-il par conclure. Il décida de se changer les idées en consultant ses e-mails.

m2_lescousins

Il y avait un message de ses cousins Pierrot et Colombine : « 21 jours qu’on a commencé notre opération séduction, et toujours pas de flagrant délit. Ca te la coupe, hein ? Aldon ». Scrongneugneu ! Ce n’était pas du tout le genre de message qu’il attendait. Pas qu’il fut jaloux, encore que… mais cette façon qu’ils avaient de le narguer, par message interposé… Ah, ils se moquaient de lui, les jeunôts, il allait leur montrer qui était le coq dans cette famille !

m2_marilene

Bien fâché, il donna un rendez-vous à la livreuse, Marilène Bertin bis au complexe de remise en forme qui venait de s’ouvrir à Riverside, le quartier des affaires. Et il faillit se démettre une vertèbre en lui faisant une petite démonstration de breakdance pour commencer.

m2_mtimide

Marilène était d’une timidité maladive. Les compliments la rendaient mal à l’aise, les blagues salaces la faisaient rougir
-Oh, Aldon Juan, c’est que je suis une vraie jeune fille, moi ! Ménagez mes chastes oreilles !
-Nous voilà bien !  Une vraie jeune fille, je ne savais pas que ça existait encore cette race là ! « Vraie jeune fille » vraie perte de temps, traduisit-il.

m2_resto

Il changea son fusil d’épaule et l’invita au restaurant botanique. Durant tout le repas, elle détourna habilement la conversation dès qu’il tentait une allusion, pas moyen de lui prendre la main, pas moyen de la draguer… moyen de rien, quoi. Elle accepta cependant une coupe de champagne, et sitôt bue, lui  déclara qu’elle avait trouvé le rendez-vous très agréable, lui signifiant, qu’il était fini n-i-ni.

m2_slow

-Comment ça, fini ? Mais il n’en est pas question ! De quoi il aurait l’air si les cousins avaient vent du fiasco ? Il la retint par la main
-On ne va pas se quitter si vite ! Que diriez-vous d’un petit slow ? Il avait sorti sa botte secrète, mais il dut se contenter d’un slow très soft. Marilène gardait ses distances, lui remettant les mains en place quand il tentait de s’aventurer sur la partie de son anatomie qu’elle considérait comme privée.

m3_barbichette

Alors, Aldon Juan déploya des trésors d’imagination pour amadouer la farouche. Ils jouèrent à des jeux innocents comme « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette » . Vous voyez, le niveau !

m3_cabine

Il lui offrit une séance de photomaton, et elle accepta de prendre une photo romantique. Aldon Juan espérait qu’elle avait eu assez de preuves de la pureté de ses intentions. Il commençait à trouver le temps long.

m3_langoureux

Enfin, enfin, après une séance de balançoire et un détour par les toilettes, il put lui donner un aperçu de ce qu’elle ratait en lui donnant un baiser langoureux.
Score : 60,75 points.

m3_refroidir

S’agissait pas de laisser l’assiette refroidir. Il l’entraîna dans la cabine du photomaton et Marilène y découvrit que prendre des photos, c’était bien joli, mais prendre son pied, c’était encore mieux.
Score : 64,75 points.

m3_prouver

Elle devait d’ailleurs lui prouver toute la reconnaissance qu’elle éprouvait, pour lui avoir fait sauter le pas, en lui offrant un magnifique barbecue qu’Aldon Juan s’empressa de revendre, de même que le soliflore et le bouquet de roses rouges qui l’accompagnaient.

Posté par fonsine à 18:46 - E 5ème semaine - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30.03.06

E/7 Coup double

a1_lendemain

Le lendemain, à peine rentré du travail, mon Don Juan n’a plus qu’une idée en tête : parfaire l’initiation de Marilène. Elle est loin d’avoir fait le tour des plaisirs de l’amour. Un seul hic, c’est aussi l’heure du retour du bus scolaire. Comment sa fille va-t-elle le prendre ?
-M’en fiche, décréte Aldon Juan, qu’elle le prenne bien ou mal, c’est pas une gamine qui va m’imposer sa loi.
Ca c’est parlé, Aldon, tu as bien raison. Si la mère a fini par s’y faire de quoi se mêle la morveuse ?

a1_les_jeux

Un petit coup d’œil en passant dans la chambre de l’empêcheuse de draguer en rond… Bon, ça va, elle joue tranquillement avec sa maison de poupée. Une bonne idée cette maison de poupée, elle est si occupée à recréer des scènes de ménage avec ses petits bonhommes qu’elle oublie de piquer sa crise quand il appelle sa dulcinée.

a1_lit

Marilène ne se fait pas prier quand il lui propose de le suivre dans sa chambrette.
-Tu verras, lui a-t-il promis, dans un lit, c’est tout de même autre chose. Les cabines, je dis pas que ça n’a pas son charme, mais on sera quand même plus à l’aise. Et puis tu vas pouvoir t’éclater sans rameuter toute la galerie.
Toute la galerie, peut-être pas, mais la Karelle, oui ! Ils en sont aux préliminaires quand elle fait irruption dans la chambre, avec un prétexte… je ne vous dis pas comme ça crève les yeux qu’elle a sauté sur le premier venu
-Ah, monsieur Aldon, où je le range le nounours ? Je le mets dans la chambre de la petite ou je le laisse dans le passage ?
-Vous allez lui faire faire une petite promenade dans le jardin, et VOUS NOUS FICHEZ LA PAIX, KARELLE !

a2_fini

-Ah-mais quelle crampon, celle-là ! Je vais être obligé de m’en séparer un jour ou l’autre. Elle me surveille comme si elle avait droits sur moi. S’excuse-t-il auprès de Marilène.
-Laisse tomber Aldon, elle doit être amoureuse de toi. Qui, ne le serait pas ? Tu es si sexy, surtout en sous-vêtements. Je ne t’avais jamais vu en sous-vêtements avant.
Si les sous-vêtements lui font cet effet, qu’est ce que ce sera quand il arborera son caleçon de Superman ! Enfin, ils ont quand même pu finir leur petite affaire au lit et Marilène en redemande
-Tu en as d’autres comme ça à me faire découvrir Aldon ?
Score : 65,75 points.

a2jacuzzi

Aldon Juan, n’est pas homme à refuser de partager sa science
-Mais-oui, mais-oui, tu n’as jamais fait l’expérience dans un jacuzzi je parie. Ah, c’est vrai, suis-je bête, tu étais une vraie jeune fille avant de me rencontrer
-Aldon, je crois que c’est râpé pour l’expérience, jette un œil derrière toi, ton amoureuse est encore là, lui fait remarquer Marilène
-Mon am… KARELLE ! C’est pas bientôt fini de me suivre à la trace ? Vous n’avez donc rien de mieux à faire ?

a2_karelle2

-Ben-non, monsieur Aldon, Jehanne est toujours occupée avec sa maison de poupée, il faut bien tuer le temps. Et d’abord, je ne vous suis pas à la trace, comme vous dites, c’est vous qui m’avez demandé de promener nounours dans le jardin, vous ne vous souvenez pas ?
-Oui-bon, elle va être fixée une fois pour toutes. Allez, viens, Marilène, faisons comme si elle n’était pas là, de toute manière, sous l’eau on ne voit rien.
Score : 66,75 points.

a3_billet

Karelle outrée est rentrée dans la maison pour se soustraire au spectacle
-A quoi il voudrait que je m’occupe ? Ah, tiens, c’est vrai, j’ai remarqué qu’il y avait des billets qui ne demandaient qu’à être cueillis. Ce serait pêché que de les laisser faner.
Déjà qu’elle n’en fiche pas lourd depuis que Jehanne a grandi, qu’elle est toujours sur le dos d’Aldon dans ses bons coups, en plus, elle le vole, la Karelle !

a3_billets

Heureusement, Aldon s’est douté du coup. Sitôt le crac-crac consommé, il a pris congé de Marilène.
-Ah, je vous y prend ! NE TOUCHEZ PAS A CA KARELLE ! Les simflouzes, c’est pour mon argent de poche, vous n’avez qu’à vous en planter si vous ne vous trouvez pas assez payée.
-Mais, monsieur Aldon, je voulais juste vous avancer
-Oui-ben, ça ne m’avance pas-du-tout ! Je préfère les voir dans ma poche que dans la votre.
Elle est rudement gonflée Karelle, il faut bien s’appeler Aldon Juan pour encore la supporter. Qu’est-ce qu’il attend pour la passer à la casserole et la renvoyer dans ses foyers récolter ses propres simflouzes ? Je me le demande.

a3_naissance

Karelle vexée est allée profiter du jacuzzi, il faut bien mériter son salaire. Soudain, un hurlement inhumain les attire dans la chambre où Marilène, la légitime, s’était retirée en voyant débarquer Marilène la poule.
-AAAAaaaaaaaah ! ALDON ! ALDON ! J’accouche !

a3_naissance_bis

-M’enfin, Marilène, ça va pas de hurler comme ça ! Tu as failli me filer une crise cardiaque. C’est pas la première fois que tu accouches…
-Et je crois bien que c’est pas la dernière, ajoute Marilène en lui refilant le bébé
Hé-bé, il a fait du beau boulot Bertrand : coup double !

a3_njumaux

Jehanne tirée du lit arrive pile-poil pour la naissance du second garçon
-Oh, maman, deux bébés ! Quelle chance ! On est drôlement gâtés !
Ca, c’est elle qui le dit !

a4_deux

Ce n’est pas vraiment l’avis d’Aldon -C’est pas possible ! Deux lardons ! Mais comment a-t-elle fait son compte ? Un, déjà c’était un de trop, mais alors là… enfin, ce qu’il y a de bien, c’est qu’il a fallu leur trouver une chambre, et qu’elle a accepté de les mettre dans la soit-disant mienne. Je vais pouvoir réintégrer le bon lit moelleux au lieu de me taper la planche.
Il est comme ça, Aldon, il sait voir le bon côté des choses.

a4_nommer

-Il avait pas l’air d’être tellement content, papa, remarque Jehanne
-Laisse, ça lui passera ! Il a plutôt intérêt à m’aider à m’en occuper s’il ne veut pas passer ses nuits sur la chaise longue du jardin.
-En tous cas, moi, je suis drôlement contente d’avoir deux petits frères. Quand je vais raconter ça à l’école, les copines vont être vertes de jalousie. Romain et Rémy, c’est bizarre comme prénoms, pourquoi tu les as appelés comme ça ?
-J’avais pensé à Romulus et Remus, mais ça faisait encore plus bizarre, tu ne trouves pas ?
-Ah-ben oui ! C’était encore plus nul !
Je ne lui fais pas dire.

Posté par fonsine à 17:14 - E 5ème semaine - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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