23.03.06

E/6 Le fruit du pêcher

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Le lendemain, alors qu’Aldon Juan faisait la grasse matinée dans son lit spartiate, Marilène refaisait connaissance avec la cuvette des WC.

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Elle prit conscience de l’énormité de la faute

-Qu’ai-je fait ? Mon Dieu, qu’ai-je fait ? Et si j’étais vraiment enceinte ? Ooooh, non ! Dites-moi que je me trompe.
Ah, on était loin de l’euphorie qui avait présidé à la naissance de Jehanne ! Et si ses doutes se confirmaient, comment elle allait lui annoncer ça, au don Juan ? Et à Jehanne, donc !

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Quelques jours plus tard, le doute n’était plus permis. Elle rangea sa nuisette qui cachait mal ses formes rebondies, enfila un pyjama à élastique coulissant, et entreprit d’informer Jehanne qu’elle aurait bientôt un petit frère ou une petite sœur. La gamine, ignorante du drame qui couvait, se déclara ravie. C’était une bonne chose de faite. Restait à attaquer le gros morceau : Aldon Juan.

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Oh, et puis, se dit Marilène, il n’a que ce qu’il mérite ! Prenant son courage à deux mains, elle alla le trouver dès son retour du travail et poussant du ventre, lui lâchant sans ménagement :
-Sois fier de toi, Aldon Juan, voilà le fruit de tes péchés !
-Le fruit de mes… ? Ooooh-non ! gémit-il en reconnaissant la panoplie de future-maman. Tu ne me feras jamais avaler que je suis le père de ce truc là !

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-Et qui te parle d’avaler quoi que ce soit ? répliqua Marilène. Non, tu n’es pas le père de cet enfant, mais il n’aurait tenu qu’à toi de l’être. Par conséquent, rien ne t’empêche de faire comme si. C’était d’une logique impeccable, je trouve. Mais Aldon lui, cherchait la petite bête
-Ah nan-nan-nan ! Je ne marche pas, je suis pas le père, je suis pas le père ! Ne t’imagine surtout pas que je vais t’aider à l’élever. Quand on est dans son tort, mieux vaut passer à l’offensive, Marilène l’a bien compris
-Parce que -tu m’as beaucoup aidée pour Jehanne ? Et pourtant, tu ne peux pas la renier, celle-là !
-Heu… si quand même ! Je lui ai quand même appris… Cherche, Aldon Juan, que lui as-tu appris à Jehanne ?
-RIEN-DU-TOUT !  Tu ne lui as rien appris du tout ! Il aurait déjà fallu que tu soies là ! Mais-non, Môssieur fait des heures de gymnastique supplémentaires, môssieur arpente les rues de la ville jusqu’à plus d’heure et après, il se plaint d’être trop fatigué pour honorer sa femme. Eh-bien, je t’ai trouvé un remplaçant. Tu devrais m’en remercier, Aldon Juan !

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-La remercier de quoi ? se demandait Aldon. Il avait beau tourner et retourner le sujet dans sa tête, il ne voyait pas. Marilène avait l’air si convaincue qu’il lui était redevable, qu’il devait bien y avoir du vrai là-dessous. Le problème, c’est qu’il était si peu présent, qu’il avait dû rater quelque chose.
-Oh, si elle le dit, après tout… elle a sans doute raison, je ne vois pas pourquoi je me prends la tête, finit-il par conclure. Il décida de se changer les idées en consultant ses e-mails.

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Il y avait un message de ses cousins Pierrot et Colombine : « 21 jours qu’on a commencé notre opération séduction, et toujours pas de flagrant délit. Ca te la coupe, hein ? Aldon ». Scrongneugneu ! Ce n’était pas du tout le genre de message qu’il attendait. Pas qu’il fut jaloux, encore que… mais cette façon qu’ils avaient de le narguer, par message interposé… Ah, ils se moquaient de lui, les jeunôts, il allait leur montrer qui était le coq dans cette famille !

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Bien fâché, il donna un rendez-vous à la livreuse, Marilène Bertin bis au complexe de remise en forme qui venait de s’ouvrir à Riverside, le quartier des affaires. Et il faillit se démettre une vertèbre en lui faisant une petite démonstration de breakdance pour commencer.

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Marilène était d’une timidité maladive. Les compliments la rendaient mal à l’aise, les blagues salaces la faisaient rougir
-Oh, Aldon Juan, c’est que je suis une vraie jeune fille, moi ! Ménagez mes chastes oreilles !
-Nous voilà bien !  Une vraie jeune fille, je ne savais pas que ça existait encore cette race là ! « Vraie jeune fille » vraie perte de temps, traduisit-il.

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Il changea son fusil d’épaule et l’invita au restaurant botanique. Durant tout le repas, elle détourna habilement la conversation dès qu’il tentait une allusion, pas moyen de lui prendre la main, pas moyen de la draguer… moyen de rien, quoi. Elle accepta cependant une coupe de champagne, et sitôt bue, lui  déclara qu’elle avait trouvé le rendez-vous très agréable, lui signifiant, qu’il était fini n-i-ni.

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-Comment ça, fini ? Mais il n’en est pas question ! De quoi il aurait l’air si les cousins avaient vent du fiasco ? Il la retint par la main
-On ne va pas se quitter si vite ! Que diriez-vous d’un petit slow ? Il avait sorti sa botte secrète, mais il dut se contenter d’un slow très soft. Marilène gardait ses distances, lui remettant les mains en place quand il tentait de s’aventurer sur la partie de son anatomie qu’elle considérait comme privée.

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Alors, Aldon Juan déploya des trésors d’imagination pour amadouer la farouche. Ils jouèrent à des jeux innocents comme « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette » . Vous voyez, le niveau !

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Il lui offrit une séance de photomaton, et elle accepta de prendre une photo romantique. Aldon Juan espérait qu’elle avait eu assez de preuves de la pureté de ses intentions. Il commençait à trouver le temps long.

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Enfin, enfin, après une séance de balançoire et un détour par les toilettes, il put lui donner un aperçu de ce qu’elle ratait en lui donnant un baiser langoureux.
Score : 60,75 points.

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S’agissait pas de laisser l’assiette refroidir. Il l’entraîna dans la cabine du photomaton et Marilène y découvrit que prendre des photos, c’était bien joli, mais prendre son pied, c’était encore mieux.
Score : 64,75 points.

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Elle devait d’ailleurs lui prouver toute la reconnaissance qu’elle éprouvait, pour lui avoir fait sauter le pas, en lui offrant un magnifique barbecue qu’Aldon Juan s’empressa de revendre, de même que le soliflore et le bouquet de roses rouges qui l’accompagnaient.

Posté par fonsine à 18:46 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur E/6 Le fruit du pêcher

    Sacré Aldon, il fallait qu'il tombe sur une "vraie jeune fille"... Heureusement, l'honneur est sauf (pour lui, parce que pour la demoiselle...), les cousins ne se moqueront pas (pas trop peut-être ).

    Et finalement, nous le voilà ce deuxième bébé ! Finalement, Marilène y arrive, à composer avec ses doutes !

    Lise

    Posté par Delise, 23.03.06 à 19:06 | | Répondre
  • Bah si c'est pas lui le père il n'as pas à s'inquiéter sauf si il a une crainte "bébé".
    Marilène devra appeler Berrand pour l'élever je pense

    Posté par simsfolip, 23.03.06 à 19:32 | | Répondre
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